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 Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]

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Isabelle Tremblay
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MessageSujet: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Dim 22 Mar - 1:11

# Ce matin, il est parti. Il est parti, malgré mes supplications. Il est parti, et il ne reviendra pas. #

Ces pensées me déchirèrent le coeur. J'avais tenté ma chance, la veille de ce jour qui m'ouvrait les portes du vide. J'avais tenté de le retenir. En vain. Le duc de Beaufort s'était envolé ce matin-là, au loin, et moi, épuisée par mes pleurs, j'avais trop dormi, je n'avais pas même pu lui dire adieu. Son parfum hantait encore les draps glacés, sous lesquels, blottie dans ses bras, j'avais rêvé de lui toute la nuit.

Sans doute aurais-je dû tenter de le convaincre plus tôt. Mais je n'avais pas eu le courage suffisant. J'avais eu peur d'avoir à le regarder dans les yeux le lendemain de mon essai, si jamais il refusait mes arguments ultimes. Je ne saurai jamais si m'y prendre avant l'aurait fait changer d'avis. Se questionner ou s'en vouloir, cela ne servait plus à rien.

Il était parti. Malgré tout, je refusais de le réaliser.

Lentement, je me dirigeais vers les appartements de Marie. Je revenais du jardin, où je m'étais réfugiée après avoir quitté la chambre où je m'étais réveillée, seule - fort heureusement, avant l'arrivée des domestiques, qui devaient savoir que le duc n'avait "réservé" la chambre que pour une nuit, et qui m'auraient probablement chassée à coups de pieds. Je n'étais pas en très bon état. Dès mon réveil, j'avais pleuré, et dans le jardin, j'avais continué. Les minutes m'avaient parues longues. Elles s'étaient écoulées, j'en avais perdu le compte. Jusqu'à ce que l'idée me vienne, je ne sus d'où, d'aller rendre compte de ma peine à Marie Mancini, en espérant qu'elle ait eu plus de chance que moi.

Je poussai enfin la porte de la chambre. La matinée était bien entamée, aussi, Marie était éveillée déjà. La voyant ainsi, je voulus lui parler, lui dire quelque chose. "Bonjour. Tu as bien dormi ?" Ne serait-ce qu'avec un sourire pitoyable. Ce fut au-delà de mes forces. Les mots me manquaient. J'attendis simplement qu'elle perçoive ma présence, et qu'elle parle en premier.

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Si tu penses m'oublier,
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Marie Mancini
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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Dim 22 Mar - 1:53

Je m'y étais vraiment mal prise. J'avais tout tenté, et Louis avait refusé mes avances, me laissant en larmes. Je n'avais pas réussit à le convaincre, et j'étais rentrée dans mes appartements, plus creuse et vide qu'une statue de fer blanc. J'avais mal, très mal ... mais il n'y avait pas assez de force en moi pour pleurer. Je m'étais déshabillée, m'étais allongée, et j'avais fini par m'endormir. Une nuit sans rêve, sans cauchemard. Mais un sommeil lourd et pesant.

Les rideaux n'avaient pas été fermé et c'est la lumière du jour qui me réveilla. Mais je n'avais aucune envie de me lever, je voulais rester dans mon lit pour ne plus jamais en sortir. Rien que de penser, que ce matin Louis sans allait ... les larmes me remontaient déja aux yeux.

Il fallait que je me lève.

J'allais à la fenêtre et collait mon front contre la vitre. Elle était froide et un frisson parcouru tout mon corps. De la on pouvait voir qu'il y avait beaucoup d'agitation dans les jardins. De quoi me donner presque la nausée.
C'est à ce moment que la porte s'ouvrit derrière pour laisser rentrer Isabelle. Elle ne parla pas, et moi je n'avais pas envie de parler. Il y avait deux options à son silence: soit elle venait de voir ma tête, soit son entrevue c'était passée aussi mal que la mienne. Alors comment commencer la conversation.


"Il est parti ..."

Pathétique. Pire que pathétique. Mais en même temps c'est pas de ma faute, il n'avait qu'à pas partir

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MessageSujet: me   Dim 22 Mar - 2:36

"Il est parti..."

Ces mots semblaient avoir sauté de ma conscience jusqu'aux lèvres de Marie. Le double sens qu'ils prenaient pour moi - le chagrin de mon amie et le mien s'y mêlaient jusqu'à se fondre en un seul - sembla ouvrir plus profondément ma blessure. Les larmes me vinrent aux yeux. Et, immanquablement, elles se mirent à couler, l'une après l'autre. J'avais pourtant cru avoir assez pleuré pour ne pas le faire devant Marie. Pour me montrer forte devant elle.

Apparemment pas.


"Il est parti aussi," lâchai-je d'une voix étranglée.

Un regard suffit pour que je voie en mon amie le reflet de mon propre état. Les larmes en moins. Elle avait échoué tout autant que moi. Ils étaient tous les deux partis, nos amants, nos vies, ces hommes pour qui nous étions prêtes à tout donner. Ils étaient si loin...
Encore, s'il ne s'agissait que de la distance... Le fait qu'ils soient partis ne nous aurait pas mises dans cet état. Non. Mais en moi, j'avais un pressentiment horrible. Malgré toute la foi que je pouvais éprouver, un goût amer refusait de quitter ma bouche : j'avais l'impression que ce départ signait sa mort. Et comment me le reprocher ? J'avais perdu mon père de cette même manière, et je ne doutais pas que la guerre me ravisse aussi celui que j'aimais. Pour moi, j'avais perdu François à jamais.

Le désespoir s'empara de moi de façon brutale. Mes jambes avaient du mal à tenir. Je fis quelques pas, avant de m'asseoir, tremblante, sur le parquet, contre le mur. Je répugnai de m'asseoir sur le lit ou sur la chaise de satin, proches de moi ; ils ravivaient trop les souvenirs de la veille au soir, lorsque le duc de Beaufort avait repoussé de mes avances pour choisir de se jeter dans la gueule du loup, au feu des canons ennemis.

Mes yeux se fermèrent. Mais je ne parvins pas à tarir mes sanglots, qui rendaient mes murmures plus ou moins compréhensibles.


"Pardonne-moi, Marie... Si j'avais eu une idée plus pertinente... tu aurais pu... nous aurions pu..."


Ces mots. Trop durs à prononcer. "Les retenir"... Cela faisait mal, de penser que je n'avais pas été capable d'empêcher la mort de l'être auquel je tenais le plus. De même, je me sentais inexplicablement coupable de la douleur de Marie. De la mort de son Louis.

Silencieusement, je pleurai encore et encore, priant seulement pour que la réalité ne fut qu'un cauchemar, et que quand je me réveillerais, mon François, ainsi que le royal amant de Marie, seraient toujours là, bien vivants, et répéteraient la promesse éternelle de jamais nous quitter.

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Dernière édition par Isabelle Tremblay le Sam 28 Mar - 2:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Dim 22 Mar - 19:19

HJ: je suis vraiment désolé, mais y a pas de "arobase" sur le clavier de ma soeur: incroyable mais vrai. J'essaye de te faire une belle réponse, mais bon comme d'habitude à 18h je pars. Et je suis pas prête de pouvoir aller sur les autres ordinateurs ....

A la réponse d'Isabelle je me tapais plusieurs fois la tête contre la vitre. Tout cela était-il vraiment sans espoir ? Peut-être que si nous courions toutes les deux à la rencontre de nos amants, là tout de suite, devant tout le monde nous pourrions les convaincre.

Ou bien nous passerions pour de grosses égoîstes sans coeur, préférant notre bien être par rapport à celui de notre pays. De mon côté c'était peut-être vrai ....


"Ca n'est pas de ta faute Isabelle. Nous avons essayée ...."

Je ne voulais pas me retourner pour affronter son regard. J'étais sûre de ce que j'avais dis, bien sur que je ne reprochais rien à Isabelle. Mais si elle se sentait coupable ce n'était peut-être pas la peine d'exposer mon visage de femme suicidaire.

A force de respirer j'avais fais une tache de buée. Avec mon doigt je commençais alors à dessiner sur la vitre.


"Tu crois qu'ils seront en sécurité là bas ? ... Je veux dire ... c'est stupide mais ... ils sont importants, ils n'iront peut-être pas en première ligne. Ils se contenteront peut-être de donner des ordres, bien protégés derrières deux ou trois lignes d'archers

Le seul but de ce petit monologue: essayer d'être un brin positive. Mais vu le discours que m'avait tenu Louis la veille je n'étais pas vraiment convaincue. Il n'avait qu'à faire preuve de courage dans une tente, pas à cheval une épée à la main.

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Sam 28 Mar - 2:06

Pas ma faute, pas ma faute... Facile à dire. Moi, je savais bien qu'il était parti à cause de moi. Sinon, j'aurais été la seule à pouvoir le retenir. Mais je ne l'avais pas pu. Sûrement parce qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, chez moi. Sûrement parce que j'avais tout raté. C'était fichu. Comme si François de Vendôme avait pu être convaincu avec ma lamentable performance d'hier. Je ne l'avais sans doute que fort ennuyé. Peut-être qu'il m'en voulait.

Peut-être que, quoi qu'il arrive, il ne me reviendrait jamais. Ou peut-être que je m'étais faite des illusions. Il n'avait jamais été à moi. Et c'est pourquoi il était parti.

De toute façon, ces pensées confuses et incohérentes ne rimaient plus à rien. Il était parti, et cela signifiait tout simplement dans ma tête qu'il ne reviendrait pas. J'avais, en ne parvenant pas à le convaincre, signé son arrêt de mort...

J'écoutai Marie et ses espoirs fous. J'ouvris à nouveau les yeux, plus tristes que jamais. Je ne voulais pas l'effrayer, la désespérer, mais je trouvai ses arguments si peu plausibles qu'au lieu de me rassurer, ils augmentèrent ma blessure.
Que je sache, connaissant mon François comme je le connaissais, il n'allait pas se contenter des dernières lignes. Après tout, sa carrière militaire avait commencé à douze ans. Important ou pas, j'avais compris à ses propres mots et à ses yeux qu'il comptait se battre. Pour de vrai.
Quant au Roi, la cour tout entière attendait de lui qu'il fasse ses preuves. Il avait insisté pour partir, prendre la tête de ses armées contre l'avis de tous, ce qui avait fait scandale parmi les courtisans. Marie croyait-elle vraiment qu'il l'avait fait pour se cacher dans une tente ? Non. Le Roi allait vouloir prouver sa vaillance. Il allait se battre, lui aussi. Il voudrait que l'ennemi comprenne que la France tenait désormais un Roi.

Mes jambes étaient plaquées contre mon corps, encerclées par mes bras ; je resserrai mon étreinte. Je restai ainsi quelques secondes, avant de me décider à me lever.
Je me disais que je devais me montrer un peu plus forte... pour Marie. Pour moi, aussi. Qui sait, il y avait encore un peu d'espoir. Qui sait, peut-être que j'exagérais.
Mais j'avais si peur pour François que ces pensées n'avaient pour moi pas vraiment de crédibilité. L'horrible pressentiment qui me tiraillait n'arrangeait pas les choses. Néanmoins, je pouvais toujours faire semblant d'y croire.

Je m'approchai des fenêtres, de ma blonde amie, dont la tristesse était la seule égale à la mienne. Ma main se posa sur son épaule, comme un réconfort muet que je n'étais pas à même de donner. Et enfin, comme je l'avais fait mille fois avec ma sœur lorsqu'elle me confiait, tremblante, les chagrins qu'elle avait dans son hymen, je serrai Marie dans mes bras.

Je me défendis de pleurer sur son épaule. Elle et moi n'avions vraiment pas besoin de cela. Je dus tout de même clore mes paupières, car mes yeux piquaient. Ne pas pleurer, me répétai-je. Néanmoins, lorsque, après l'avoir brièvement étreinte, je m'écartai de mon amie et plantai mon regard dans ses yeux, je ne pus empêcher une larme de couler. Je l'essuyai au plus vite.


"Écoute, Marie... quoiqu'il arrive, dans l'avenir, il faudra que l'on soit fortes. Je suis sûre que ton Louis va revenir en vie et en bonne santé."

Mais je me faisais violence pour ne pas éclater en sanglots. Louis allait revenir en vie, oui, mais et François ? Je tournai le dos à Marie, de façon à ne pas lui montrer le spectacle lamentable qu'offrait mon image. Un tout petit sanglot franchit doucement mes lèvres, tandis que quelques larmes coulaient, lentement, silencieusement, et je les essuyai une à une frénétiquement.
Quelle idiote. Je me croyais plus forte que cela. Que dirait François, s'il me voyait ?


"D-désolée," fis-je d'une voix désormais plus que saccadée à l'intention de Marie. "M-mais ne t'inquiète pas, ma réaction est sans doute exagérée... Ce doit être la tension d'hier... J-j'avais si peur de ne pas réussir à... De toute façon, je n'ai pas réussi... Mais tu verras, ils... il ne leur arrivera rien, je veux dire, ils ont de l'expérience, ils savent... ce qu'ils font..."

Tu parles. S'ils savaient ce qu'ils font, ils ne seraient pas partis !
J'inspirai et expirai plusieurs fois afin de me calmer. Cela marcha plutôt bien. Mais je ne pus m'empêcher, tout doucement, de murmurer audiblement :


"Mon Dieu, protégez-les..."

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Dim 29 Mar - 16:57

Je crois qu'essayer de se rassurer mutuellement en faisant qu'empirer les choses. Je n'étais pas rassurée. Isabelle non plus ! Et dehors la cours était probablement en liesse pour fêter ses nouveaux héros.
Youpi
Comme s'il y avait de quoi ! Louis avait beau être le Roi, il n'en restait pas moins homme, il n'était pas immortel. A croire que personne d'autres à part nous deux n'avait envisagé les pires possibilités de cette guerre.
En plus, une guerre on sait quand ça commence, mais jamais quand ça se termine. Je ne pouvais pas envisager rester cloîtrer dans ma chambre à me lamenter sur mon sort, jusqu'à son retour ... si retour il y avait. Je ne savais même pas ce que je pourrais faire de ces journées qui m'attendaient. Avant j'avais toujours la certitude de le voir, même de le croiser en coup de vent dans un couloir, tout en étant certaine qu'il me sourirait en passant.
A partir d'aujourd'hui il n'y aurait plus rien.

Entendre le son de la voix d'Isabelle ne m'aidait pas à aller mieux. Même si je ne la voyais pas pleurer je l'entendais. Et contrairement à ce que j'aurais pu penser cela ne fit pas sortir un flots de larmes de mes propres yeux. A croire que j'avais Réellement épuisé mon stock de larmes pour au moins trois mois.
Je me décollais de la fenêtre pour regarder la Brunette qui me tournait le dos. Qu'est ce que je pouvais lui répondre ?


"Tu as raison, ils ont de l'expérience, ils sont courageux et intelligent. Ils sauront ... se débrouiller ..."

A vrai dire, François avait véritablement de l'expérience d'un champ de bataille, pas Louis. Cela le protégerait-il ? Pour moi cela ne changeait rien. Je ne pouvais pas me représenter exactement un champ de bataille, mais le mots "Guerre" portait en lui même des connotations et des images lourdes de sens qui suffiraient à effrayer n'importe qui.

Je posais une main sur l'épaule d'Isabelle. Au moins, même si ce que je disais était à moitié stupide elle comprendrait que je voulais vraiment la soutenir. J'aimais vraiment Isabelle, elle était ma meilleure amie, et la voir souffrir autant (si ce n'est plus) que moi ... C'était aussi insupportable que de savoir Louis sur le front.


"Il les protégera ... s'il le faut j'irais prier matin, midi et soir, mais je ferait tout pour qu'Il ne les abandonne pas .."

Voila ce que je répondais au murmure d'Isabelle. Je ne sais pas si je lui répondais ou si je me parlais plus à moi même. Mais si je devais passer les prochaines semaines enfermée dans une église ou un couvent pour les ramener en vie alors je le ferais.
J'imaginais déjà les ragots: la soupçonnée favorite du Roi s'enfermant dans un couvent de façon à être sure de s'attirer ses faveurs et plus à son retour ...

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Dim 5 Avr - 4:07

Tarir mes larmes ne fut pas une tâche facile, je le dois avouer. A la culpabilité d'avoir fait fuir mon François venait s'ajouter celle d'avoir pleuré devant Marie. je ne voulais pas lui montrer mes faiblesses, alors qu'elle souffrait déjà tant. Je ne voulais pas accroître sa tristesse.

Mais je savais que, quand bien même, je ne serais pas apte à l'effacer de son cœur. La mienne non plus, d'ailleurs.

Après quelques minutes de silence, de tentatives d'essuyer mon visage le mieux possible et d'inspirations profondes, je réussis à me retourner, le visage plus ou moins sec, vers mon amie, et lui faire don d'un léger sourire. Peu convainquant, désolée.


"Allez... Tu sais bien que personne ne laisserait arriver quoi que ce soit au Roi."

J'essayai un maximum de ne pas penser à François, tâche plus qu'ardue puisqu'il était aussi présent dans mon cœur que dans ma tête, et, vous le savez bien, impossible de l'en déloger. J'avais essayé, croyez-m'en. Il ne m'avait que plus conquise.

Je souris, plus franchement cette fois-ci, aux souvenirs de notre première rencontre, il y a trois ans de cela. Peut-être était-ce cela, la clé. Me remémorer le passé, afin d'oublier le présent et bannir le futur, sur lesquels nous étions si impuissantes.

Je soupirai. Et, encore une fois, je me rapprochai de Marie. Non que l'émotion m'avait quittée, mais je parvenais enfin à me contrôler devant elle.


"Il faut te préparer, Marie..."


Je ne voulais pas le dire à voix haute, mais Marie comme moi savions que si la supposée amante du Roi se terrait dans sa chambre le jour du départ de celui-ci, ils avaient de fortes chances d'être définitivement découverts. Et là... Marie risquerait gros. Sans Louis à ses côtés, elle risquait plus fortement un exil forcé par son oncle ou par la Reine-Mère, deux personnages importants qui... la détestaient cordialement.

Subitement, alors que je me dirigeais vers le coin de la pièce où se trouvait la malle pleine de robes de Marie, je m'ébahis moi-même en m'apercevant que je portais toujours la robe bleue qu'elle m'avait prêtée la veille, en but de m'aider à séduire le duc de Beaufort. Je mordis ma lèvre inférieure, légèrement gênée d'être toujours habillée de cette même robe qui ne m'avait en fin de compte en rien été très utile. Pourtant, j'aimais encore beaucoup cette robe, et je m'aperçus que grâce à elle, l'odeur de François ne m'avait pas quittée.

J'ignorais totalement si cela me faisait plus de bien que de mal.

"Euh..."
chuchotai-je, étourdie par ma découverte. "Peut-être que je ferais mieux de me changer, aussi..." Après trois secondes de réflexion, je repris : "Il vaut mieux que je m'occupe de toi d'abord."

Car, logiquement, Marie avait une cour à leurrer, le plus dur en ce jour pour elle sans doute, alors que moi je n'aurais pas besoin de dissimuler ; je pourrais rester cachée à me morfondre dans la chambre de Marie toute la journée.

Ainsi, non sans lâcher un soupir triste - encore - et sinistre, j'ouvris la malle, attrapai deux robes et incitai du regard Marie à faire un choix. Je me disais que se pomponner lui changerait les idées... et la pomponner m'aiderait moi à respirer. Mais en ce qui me concernait, à vrai dire, le cœur n'y était que moyennement. J'étais bien trop occupée à tenter toujours, en vain, de freiner cette vague qui déferlait en moi, ces sentiments qui ne me quitteraient pas de sitôt : à chaque seconde qui passait, j'avais peur pour lui, et il me manquait terriblement.

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Lun 6 Avr - 14:21

HJ: comme promis me voila, avec une réponse finie =)

L'argument de la Brunette m'avait rassuré. Bien sur Louis était jeune et peut-être un peu trop intrépide à mon goût, mais la cours voulait garder son Roi, et même sur le front beaucoup de gens donneraient leur vie pour le protéger.
Sauf que je ne m'en sentais que plus coupable envers Isabelle. Pourquoi ? Deux raisons. De un, même si François était un membre important de la famille royale, on ne veillerait pas sur le lui de la même façon, puisque son "devoir" était de servir son Roi. De deux, cela voudrait dire que s'il le fallait ça serait Lui qui donnerait Sa vie pour Louis.
Ce serait la pire horreur qui pourrait revenir. Comment se justifier auprès d'Isabelle par la suite. Comment avoir le droit d'être heureuse si Isabelle ne l'était pas.

Cependant j'aquiesçait à sa remarque. Au moins j'étais d'accord avec elle. Je soupirais.

Et je levais presque les yeux aux ciel quand la Brunette me dit de me préparer. Accolée à la fenêtre elle ne pouvait pas m'avoir vu et heureusement. Je connaissais les raisons qui lui dictait sa conduite, mais je n'en n'avait pas grand chose à faire.
Parce que de toute manière, pour que ma sortie soit convaincante il faudrait que j'arrive aussi à afficher une façade de circonstance sur mon visage et ça c'était pas gagné ! Mais je ne lui opposais pas de résistance .... Qu'avais à y gagner de toute façon.

Je me retournais et quittais mon abris de fortune, pour aller m'assoir sur le petit fauteuil devant ma coiffeuse. Je regardais les deux robes qu'Isabelle me proposait et je choisit d'un signe de tête, une petite moue de résignation sur le visage, une tenue vert pâle.

*Aussi pâle que moi* songeais-je avec mélancolie.

C'est en regant enfin Isabelle que je me rendis compte qu'elle portait toujours la robe que je lui avais prêté. Finalement cela n'aura servit à rien. A quoi sert d'avoir de beau vêtement, et de belles parures si elles ne vous servent même pas à retenir ce que vous aimez.


"Cette robe te vas vraiment très bien Isabelle"

Hum ... remarque stupide, inutile, qui ne servirait qu'à raviver les douloureux souvenirs de la soirée précédente ... certes ! Mais c'était vrai. A vrai dire la jeune femme était aussi belle dans ses simples vêtements de femme du peuple. Isabelle avait une beauté naturelle avec laquelle beaucoup de femmes à la cours ne pourrait rivaliser. C'était probablement cette simplicité époustouflante qui avait du en partie attirée le regard du Duc.

Je me laisser habiller, mes mouvements suivant ceux de la Brunette. Des mouvements auxquels je n'avais pas besoin de réfléchir, enfin !
Maintenant, trouver quelque chose à dire qui ferait oublié à Isabelle tout ce qui avait du resurgir dans sa tête ...


"Crois tu que cela soit vraiment nécéssaire Isabelle, je veux dire, pourquoi est ce que je ne pourrais pas rester ici. Je n'ai pas envie d'affronter les regards vainqueurs des trois quarts des dames de la cours"

Je savais bien sur ce qu'on me répondrais. Ma réaction pouvait mettre semblait un peu exagérée à la limite de l'enfant gâtée. Mais quoi ! En même temps c'était bien ce que je verrais. Toutes ces femmes devaient ce dire que si j'étais vraiment l'amante du Roi, une fois celui ci partie, le champ de bataille aurait tout le loisir de lui remettre les idées en place pour qu'il en "choisisse" une autre dès son retour ...

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Mar 14 Avr - 12:03



Moi, j'en étais aux robes, lorsque le compliment de Marie, clairement lâché d'un air absent que je ne lui avais jamais connu, claqua dans l'air. Marie était égarée de douleur, et, je le crois, tentait cependant de me distraire un peu. En réponse, mes lèvres formèrent un léger rictus.

"Merci."

Et que dire d'autre ? J'aurais certes pu me sentir un peu plus flattée, mais j'étais aussi perdue qu'elle. Et ce simple commentaire me rappelait aussi tellement la soirée de la veille... Ce compliment, j'aurais beaucoup donné pour que François me le fasse - sans doute mon orgueil m'étouffait-il à ce moment là. Il ne l'avait pas fait. Ou plutôt, il l'avait fait, mais une fois seulement où nous en étions déjà à nous disputer. J'aurais dû, sans doute, prévoir de cela ce qui se passerait ensuite. Je soupirai discrètement.
Est-ce que cela avait tant d'importance, après tout ?
Non. Cela avait déjà perdu toute valeur. Là, tout de suite, j'aurais juste voulu le savoir en sécurité. Le reste m'importait peu.

Je n'opposai aucune résistance à l'abandon de Marie. Mon signe de tête silencieux en témoignait, et je laissai Marie à son fauteuil, m'effaçant dans la pénombre de la ruelle du lit. A vrai dire, je la comprenais parfaitement, et de toute façon j'avais assez ressassé mes peines seule ce matin pour avoir besoin de compagnie. Un peu. Nous n'aurions même pas à parler, si elle ne le souhaitait pas, mais au moins nous serions là, l'une pour l'autre, juste un soutien muet, à nous garder la force d'avancer.
A moins que... si Marie préférait la solitude, elle n'aurait qu'un mot à prononcer, et je serais hors de sa vue. Seule, à nouveau, moi aussi.

Mon regard fut tout à coup attiré par la fenêtre, et je m'en approchai à mon tour, dérobant à Marie sa place d'il y a quelques minutes. Ma main s'approcha du carreau, effleura la vitre froide, contre laquelle des gouttes de pluie s'écrasaient, puissantes, leur chute ayant débuté si soudainement que je ne les avais pas vues venir.


J'ai des envies de pluies violentes
Dont tu ne verrais jamais une goutte
D'être la faille ou bien l'absente
Mais tu me parles, et je t'écoute

Je continuai dans ma contemplation durant des secondes, qui une à une s'ajoutaient et formaient des minutes. Ce que je craignais arrivait. Rester en silence m'apaisait étrangement, tout en me faisant sombrer à nouveau dans mes pensées les plus noires. Non seulement l'ombre de la mort de François qui planait au-dessus de moi, qui me frôlait les épaules de ses ailes monstrueuses, qui me glaçait à chaque souffle. Je pensais aussi à mon père. Ma mère. Ces deux êtres si chers et si infortunés... Je n'aimais pas y songer trop profondément, car j'en arrivais inévitablement à la même conclusion : ils n'étaient plus de ce monde et je ne les verrais plus jamais. Ma mémoire me rattrapait, et de fil en aiguille, se transformait pour laisser place à des prévisions. Je ne supporterais plus cela une nouvelle fois. Ma mère était morte de chagrin, j'en étais tout autant capable.

J'ai des envies de magie noire
Dont tu n'as pas le moindre doute
D'être sans faille, et sans mémoire
Mais je suis là, et je t'écoute

Quelque part, je m'en voulais d'être aussi négative. N'aurait-il pas été mille fois plus agréable de m'imaginer déjà à son retour, languissante, et enfin heureuse, l'étreignant de toutes mes forces, pansant ses quelques égratignures. Et enfin, enfin je lui ferais part de toutes mes pensées, de toutes mes craintes, de toutes mes envies. Mais avec une histoire comme la mienne, être optimiste devenait bien trop difficile, et mes craintes et mes envies ne se tournaient justement que vers une seule idée : celle de partir à sa recherche, où qu'il soit, de le ramener de force s'il le fallait. Un désir aussi stupide qu'impossible, n'est-ce pas ? Je n'avais aucune chance, et ce depuis le début, de le retenir. Il était plus fort que moi, il était trop têtu... quand bien même, je n'avais aucune idée du chemin emprunté par les soldats, et il valait mieux qu'on ne m'en informe pas.

J'ai pas envie de tes combats
Je voudrais bien changer ta route
Mais je suis là, le cœur qui bat
Qui t'entend plus, mais qui t'écoute

C'était trop simple. Je fermai les yeux un instant, rien qu'un instant, et je revis son visage, j'entendis sa voix... Ils s'évanouirent aussitôt. Pour l'énième fois de la journée, je lâchai un piteux soupir, et m'éloignai de la fenêtre mouillée. La pluie n'avait jamais eu très bon effet sur mon état d'esprit. Je vins m'asseoir sur le lit de Marie, et fixai le sol avec obstination.
Très bien. C'était peut-être la centième fois que je me répétais cela, mais il fallait que je me reprenne avec urgence. Qui sait combien durerait la bataille... Sans doute que des mois se passeraient avant qu'on ne les revoie. Je ne pouvais pas me permettre de rester dans ces états, ou Isabelle, la fille que le duc de Beaufort avait connue et aimée, aurait vite fait de devenir le plus hideux des morts vivants. Et nous ne le voulons pas.

Que faire, cependant, pour conjurer l'absence ? Prier de toute âme. Se munir de la plus grande des fois et prier Dieu chaque jour, chaque heure. Cela rassurait toujours, car il est connu que Dieu est bon et qu'il entendrait nos prières. Cela apaiserait déjà le cœur. Il ne manquerait plus que l'esprit.

Le froid m'aida un peu, pour commencer. Je me levai doucement, résolue à agir, et à faire taire mes craintes, tout en espérant aider Marie à faire de même.
N'était-ce pas ce que j'avais toujours fait ? Me montrer forte quoi qu'il advienne ?


"Je vais aux cuisines. Je crois que du chocolat bien chaud nous ferait le plus grand bien. Je reviens."


Enfin... Marie m'avait déjà fait goûter au chocolat, et j'avais trouvé cette boisson délicieuse, évidemment. Mais l'information qui me revenait à l'esprit m'avait été fournie par des ragots de la cour - deux courtisanes qui commentaient comment noyer ses peines dans le chocolat était efficace. Grossissant, mais efficace.
En quelques pas, j'étais déjà à la porte. Je posai mon regard sur ma blondinette d'amie, qui se trouvait toujours dans cet état aussi pitoyable que le mien, et laissai échapper en douceur :


"Cela ne te dérange pas, de rester seule quelques minutes ?"

_________________



Si tu penses m'oublier,
oublie ce que tu penses.


. . . . . . . . . . . .


Dernière édition par Isabelle Tremblay le Mar 14 Avr - 23:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Mar 14 Avr - 23:02

HJ: Oki je vais faire de mon mieux pour pas faire une trop grosse réponse. En tout cas t'inquiète pas pour la musique, moi j'adooore ça

Je parlais, Isabelle me répondait. Mais nous n'avions pas de véritable conversation. A croire que chacune essayait sans résultat. A vrai dire je n'avais pas Vraiment envie de parler, mais au fond de moi une petite voix tentait de me faire réagir et ce en essayant de reporter un maximum mon attention sur Isabelle ....

Pas très convainquant hein ?!

Je me regardais dans la glace. J'étais complètement absorbée par mon image, ma tête qui commençait déja à laisser désirer. Je ne tromperais personne en sortant de cette pièce. Au moins je pourrais trouver une excuse, d'ici deux trois jours dans cet été et on pourra me croire malade comme pas possible, obligée de rester alitée.
Imaginez un peu que Louis l'apprenne, est ce que cela le ferait revenir pour moi ???

C'est à cette question que j'essayais tant bien que mal de répondre, où plutôt j'essayais de me convraincre que Oui il reviendrait ce que je savais être faux. C'est sur ces pensées que j'entendis Isabelle sortir pour aller nous chercher du chocolat. Je lui fis "oui" de la tête et la laissait sortir. Je fis un peu de place sur la table de ma coiffeuse de façon à pouvoir y poser mes bras et ma tête.

J'étais triste. Mais je n'étais pas la seule. Alors il fallait que je trouve une solution pour réussir à me secouer.


"Ca n'est pas juste"murmurais je.

Soudain je me levais. Je n'avais qu'à attendre le retour de la Brunette, mais je ne tenais plus en place. Machinalement je me dirigeais vers la tablette à côté de mon lit et j'ouvris le petit tiroir. Dedans était caché le magnifique collier que Louis m'avait offert il y a bien longtemps mais que je ne portais qu'à nos rendez vous caché de peur d'éveiller des soupçons. Je le mis autour de mon coup. D'une certaine façon de venais de retrouver une partie de mon être et j'en lachait un soupir de soulagement. Je fermais les yeux et me rendis compte que je respirais un petit peu mieux.

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Dim 19 Avr - 3:15

[ Désolée ma petite Tiana, je t'ai fait attendre beaucoup pour une réponse pas très inspirée... ]

De retour aux portes des appartements de Marie, je grimaçai fébrilement. Si seulement je n'avais pas oublié de me changer avant d'aller chercher ces fameux chocolats chauds... Croyez-le ou non, mais à mon arrivée en riche robe bleue et coiffure à la mode, pas un des domestiques ne m'avait reconnue. J'avais eu à subir des "Madame" par-ci, "Madame" par-là de personnes aux côtés de qui, pour une bonne partie, j'avais travaillé pendant des années. Ils s'étaient même étonnés que je sois descendue de moi-même aux cuisines au lieu d'y envoyer un serviteur. Peu accoutumés à ce genre de situation, j'avais finalement été cause d'une sorte de confusion dans les cuisines, et étais maintenant plutôt contente de les avoir quittées.
Et, bien entendu, je leur aurais bien fait remarquer qui j'étais, mais rapidement, je m'étais rendue compte que je n'étais pas d'humeur à entendre leurs questions. Ainsi, je m'étais misérablement contentée d'acquiescer, d'un air vague.
La tristesse se voyait-elle à ce point sur mon visage que j'en étais complètement métamorphosée ?

Discrètement, je poussai la porte d'une main, l'autre portant un plateau en équilibre, les boissons chaudes y étant posées. Une fois dans la pièce, je déposai ledit plateau sur la première table qui m'apparut. Soit une commode. Le liquide était encore fumant, je ne m'aventurai pas à en saisir une tasse.
J'osai un regard envers mon amie blondinette. Depuis tout à l'heure, elle ne m'avait pas l'air vraiment mieux. J'espérais seulement que le chocolat lui rendrait un peu de ses couleurs.


"Tu viens ?" je murmurai à son adresse, cherchant à attirer son attention sur notre ticket pour le soulagement de nos peines.

Je restai le regard fixé sur la boisson que j'avais ramenée, me mordillant la lèvre inférieure. A vrai dire, je me demandais : et maintenant ? Et maintenant, que pouvions-nous bien faire pour nous distraire, pour rendre la journée moins triste ? Déprimée, je constatai qu'aujourd'hui, rien ne nous rendrait réellement le moral. Mais au moins, je refusais de me laisser envahir à nouveau par mes craintes, qui, je le savais, risquaient fortement de me rendre folle. Pour cela, il me fallait parler. De tout et de n'importe quoi. Même de la soirée catastrophique d'hier, s'il n'y avait rien de mieux.
Avec surprise, je me découvris le besoin d'en parler.


"François n'a pas apprécié la robe... je crois."


Son nom était sorti involontairement de ma bouche. J'avais pensé que le prononcer à voix haute me ferait du mal. Ce fut tout le contraire. Mon cœur battit plus fort, j'eus l'impression qu'Il était présent. Qu'Il était dans la pièce à côté. Nostalgique, je parlais de Lui comme s'Il ne m'avait pas quittée.
Étais-je réellement sur la bonne voie pour me sentir mieux ?

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Ven 1 Mai - 17:07

HJ: ça doit faire déja une demie heure que je regarde cette page sans rien écrire. Y a Starmania qui me déconcentre

Je ne remarquais même pas lorsqu'Isbelle revint dans la pièce, ce ne fut que lorsqu'elle s'adresse à moi que je remarquait sa présence. Et en même temps je notais enfin l'odeur du chocolat chaud qui commençait à envahir ma chambre. Je tournais la tête vers elle avec un sourire déconfit mais un sourire quand même. Le chocolat était mon péché mignon par excellence, la seule nourriture à laquelle je ne pouvais pas résister.

Et vu mon état une bonne grosse tasse de chocolat chaud ne sera pas de trop. A vrai dire un petit régime spécial chocolat serait parfait pour les jours à venir. Mais pour la silhouette ... Pas question de se remonter "Trop" le moral avec quelque chose qui me le redétruirait ensuite.

Y'a plus d'avenir sur la terre
Y'a quelque chose qui tourne pas rond
Dans le système solaire


Je me levais et rejoignait Isabelle devant la commode sur laquelle était posé le plateau en question. Je touchais une des tasses, mais le contact étant trop douloureux je retirais ma main et croisais mes bras. A présent je regardais le sol. Et c'est encore une fois la Brunette qui me fit sortir de mes rêveries, avec un petit rire étranglé. Elle n'arriverait pas à me faire croire ce qu'elle venait de dire. C'était juste impensable où alors François venait de devenir l'homme le plus compliqué de toute la planète en matière de femme. J'avais beau ne pas le connaitre très bien mais ces deux idées ne collaient pas.


Y'a-t-il quelqu'un dans l'univers
Qui puisse répondre à nos questions
A nos prières


"Je crois qu'il a beaucoup aimé ... et que ça été encore plus dur pour lui de dire "non" et de partir."

Et voila que je le défendais maintenant ! Et puis quoi encore ! Dans cette histoire les victimes c'étaient nous. Certes si leur décision avait été plus qu'arretée, ça n'avais pas du leur faciliter la tâche qu'on se présentent devant eux avec nos plus atouts. Et alors ?! Ils auraient bien du se douter qu'on ne les laisserais pas partir comme ça.

".... Lorsqu'il reviendra, je te promet de t'en prêter une encore plus belle. Tu verras s'il n'apprécie pas de te voir comme ça ... "

Je rêve, un miracle. De ma propre bouche venait de sortir une phrase tentée d'espoir. Tout n'était pas perdu.

Qui nous dira
Ce qu'on fait là
Dans ce monde
Qui ne nous ressemble pas?

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Sam 9 Mai - 2:17

Je me retournai, appuyant mon dos et mes mains contre la commode, pour fixer obstinément la fenêtre. Je ne sais pas quelle était cette force mystique qui nous poussait, Marie et moi, à regarder souvent par la fenêtre. Peut-être juste la pluie, qui reflétait l'intérieur de nos pensées.

Et plus j'y pensais, plus je découvrais que la tristesse que je ressentais était plus cette incroyable peur qu'autre chose. Elle me consumait, me donnait désespoir au point du vertige. Il n'y a rien de pire que ne plus espérer. Constatation des plus décevantes : ma crainte était plus que fondée, et le fait de la savoir si probable, ainsi que de l'avoir déjà vécue dans le passé, était ce qui me rendait malade et rendait les larmes faciles.

Et moi qui m'étais toujours vantée de mon propre courage. J'étais bien prétentieuse.

Un rictus vint forcer mes lèvres, comme je me souvenais que François n'avait vraiment eu aucun commentaire pour la robe. Sans doute, bien sûr, qu'il ne lui viendrait pas à l'esprit de commenter un décolleté. Inconvenant, je veux bien. Cependant, j'avais bien compris que mes soins n'avaient pas été assez convaincants. Autant dire que je ne lui plaisais pas assez.
Pourquoi diantre cet imbécile était-il resté avec moi si longtemps si je ne lui plaisais pas, hein ?
Avec un peu de chance, je lui plaisais au moins un peu. Il faudrait sérieusement qu'on en parle, s'il revenait.
S'il revenait...


"En tout cas, il n'a pas eu l'air très touché par ma tenue. Sans doute qu'il a vu mieux," ironisai-je, dépitée. "Sois sûre que s'il revient, je ne ferai plus ce genre d'efforts pour lui. Je me suis assez humiliée ainsi. Il n'aura qu'à faire des efforts lui-même."

Quand ma tristesse s'était-elle transformée en colère ? La peur me faisait dire n'importe quoi. Il était vrai que je me sentais humiliée d'avoir été repoussée, et que je ne me sentais pas prête de recommencer ; mais de là à m'emporter ainsi contre François... Il s'agissait exactement de la même attitude que j'avais eue, la veille. J'avais, sur un coup de tête, accusé mon amant à torts et à travers, lui avais dit ne plus vouloir le voir, ne plus vouloir de ses bras, de ses sourires, de lui... Je savais bien pourquoi j'avais fait cela, même si c'était inconscient. J'avais voulu le quitter en de mauvais termes, être en colère contre lui, au point de ne plus m'importer de ce qui pourrait lui arriver. J'avais voulu me protéger, rendre la séparation plus facile.
Et c'était encore ce que j'étais en train de faire. En vain.
Je soupirai.


"Excuse-moi, Marie, c'est juste que... savoir qu'il risque la même chose que les frondeurs, que mes amis... cela me déboussole."


Marie savait, évidemment, tous mes mauvais souvenirs de la fin de la Fronde, puisque je les lui avais racontés... ainsi que la rencontre de mon François.
Et, comme je ne cachais rien à Marie, je m'apprêtai à raconter la soirée de la veille à ma blondinette d'amie. Je saisis ma tasse de chocolat, qui avait légèrement refroidi à présent. Je soufflai dessus avec précaution. Avant de me lancer dans un bref résumé.


"Hier, quand il m'a vue... je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais il ne m'a ni posé de questions, ni fait de compliments. Je ne lui en ai pas tenu rigueur, bien sûr. J'ai juste suivi le plan, comme je te l'avais exposé. Mais à partir du moment où je lui ai avoué la véritable raison de notre présence dans cette chambre, tout est allé de travers."

Je déposai le bout de mes lèvres tremblantes brièvement sur la tasse. Je réussis à ne boire qu'une gorgée minuscule du liquide brûlant. Je poursuivis presque aussitôt.

"J'ai fini par craquer, je l'ai embrassé. Je... j'ai... je ne sais pas, je n'avais plus conscience de ce que je faisais, mais je l'ai tiré... vers le lit. Je dois avouer que c'était exaltant de penser qu'il avait envie de moi. Mais ça n'a pas duré. Il m'a repoussée, et je me suis mise en colère. Je l'ai quitté. J'ai dit que nous ferions mieux de ne plus nous voir. Que tout était fini entre nous."

Mon regard, honteux, se dirigea au plafond, et un de mes pieds dénudés, profitant de l'équilibre que l'appui de la commode me fournissait, vint jouer avec mon mollet de l'autre jambe. Tout cela sous la robe.
Quant à moi, j'imaginais très bien Marie me regarder avec des yeux ronds et me traitant mentalement de folle. Sauf que je refusai de vérifier si mes suppositions étaient vraies.


"Je suis sortie de la chambre en courant... Il m'a rattrapée. J'ai bien sûr vite fait de constater que par orgueil, je venais de faire la pire des erreurs. Alors, je le lui ai dit. Que je ne pensais pas ce que je lui avais dit. Et puis finalement, j'étais si fatiguée, m'inquiéter pour lui m'épuisait, qu'il m'a portée jusqu'au lit. Je me suis endormie tout contre lui, mais ce matin, il n'était plus là."

J'achevai mon récit en murmurant. Je ne savais plus quoi dire. J'avais l'impression que je venais de réciter la fin de ma vie, que l'aventure s'arrêtait là et qu'il n'y aurait plus rien d'intéressant à partir de maintenant.
C'est pourquoi je me tournai vers Marie, une expression vide sur le visage. Je ne m'attendais pas forcément à ce qu'elle commente mon échec cuisant, mais je l'invitai du regard, si elle le souhaitait, à se soulager également l'esprit en me contant sa mésaventure. Si son regard traduisait le silence, je comprendrais qu'elle ne voulait pas en parler et me tairais.

Que dire de plus, après tout ?

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Sam 9 Mai - 19:49

De mon côté je m'appuyais contre le mur, juste à côté de la commode. Comme si je n'aurais pas été capable de rester debout bien longtemps. Je n'aurais pas été capable de grand chose dans cet état de toute façon. Me rappeler ça ne faisait qu'empirer mon état. Intérieurement je me promis de me concentrer sur la conversation qui débutait avec la Brunette.

Essayer d'arrêter de me morfondre serait déjà un bon pas en avant.

Lorsqu'Isabelle me répondit mes yeux s'aggrandir. La jeune femme avait l'air un peu énervée. Alors je décidais de ne pas relever ni de commenter ce qui venait d'être dit. Après tout je n'avais pas à juger puisque je ne savais pas ce qui c'était passé.

Isabelle prit sa tasse de chocolat et en bu une petite gorgée. Je jugeais que le chocolat avait suffisament refroidit et j'attrapais donc ma tasse. Je la portais à mes lèvres. La Brunette enchaîna alors sur le récit de la soirée, et je l'écoutais attentivement, tout en buvant mon chocolat.
Il n'y a pas à dire, mais se concentrer sur la douleur d'Isabelle avec du chocolat chaud dans le ventre avait eu le don de calmer ma nervosité. Pour le moment.

Tant qu'elle n'avait pas finit je me contentais de hocher la tête ou de faire de petites mimiques du visage pour lui assurer que je l'écoutais bien.
Sauf que je ne m'étais pas tellement attendue à ce qu'Isabelle m'invinte à lui faire Mon récit. Quoi que dans un certain sens cela paraissait normal.
Je reposais ma tasse sur le plateau posé sur la commode et commençait de façon hésitante.
Mieux valait ne rien avoir dans les mains.


"Tu sais, je ne suis pas sur qu'il y ai grand chose à dire à propos de ma journée d'hier. Tout est allé tellement vite ... et tellement mal."

Dans le récit qu'Isabelle m'avait fait je ne voyais pas où elle avait pu faire un faux pas. Si cela avait raté c'était jusque François en avait décidé ainsi.
Moi j'avais fait une grosse gaffe sans le vouloir. Louis avait mal compris le sens de mes paroles, je les avais mal prononcée. Bref j'avais presque faillit le perdre la veille de son départ.
J'inspirais et repris:


"Je suis allée le voir dans ses appartements. D'emblée je lui ai dit que j'avais eu vent des rumeurs qui disait qu'il partirait. Je lui ai fait par de mes craintes. Et quand j'ai compris qu'il ne renoncerait pas à sa décision j'ai ... Oh Isabelle si tu savais ce que je lui avait dit ! Je n'en reviens toujours pas moi-même."

Je m'appuyais d'une main sur la petite commode. Des flash backs m'assaillait de toute part. C'était moi maintenant qui avait les yeux dans le vide

"laissez une jeune femme complètement désespérée à la cours n'est pas forcément une très bonne chose. Je suis sur qu'il y a plein de jeune homme qui donnerait tout pour la consoler"dis-je dans un murmure, revivant la scène dans mon esprit.

Revenant à la réalité je me tournais vers Isabelle. Comme en espérant lire sur son visage une quelconque trace de compassion. Je ne voulais pas y trouver de la désaprobation. Je savais déja que j'avais tout fichu en l'air !


Je me dépéchais de rajouter, en songeant qu'à cet instant Isabelle devait penser que Louis et moi nous étions séparés sur ces mots:

"Mais ne t'inquiètes pas. Nous nous sommes revus dans les jardins en fin de soirée. Et ... j'ai pu m'excuser, recoller les morceaux. Mais si tu savais comme j'ai honte de moi !"

Comme si j'avais pu me jetter dans les bras de n'importe qui dès qu'il serait parti. Le fait qu'il ai pu le croire pendant un instant me rendait toujours aussi malade.

Maintenant que le pire était dit, je repris ma tasse de chocolat et la finit d'une traite. Vive le chocolat et le kilo en trop avec les moments de déprime.

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MessageSujet: Re: Ce matin, il est parti... [ PV Marie ]   Dim 31 Mai - 22:56

[ Désolée encore de t'avoir fait attendre. Mais à vrai dire, je n'ai plus beaucoup d'idées pour ce sujet... A part pleurnicher, on ne fait pas grand-chose, non ? ^^ ]

Partager nos malheurs, à vrai dire, cela soulage un peu. Non pas que je souhaite égoïstement ce qui est arrivé à Marie, seulement, avoir vécu la même chose, cela fait qu'il est plus facile de se soutenir l'une l'autre. Je me demande en quel état je serais à présent si je n'avais pas quelqu'un à qui confier mon chagrin.

Bien sûr, je comprends bien que le roi se soit fâché en entendant un commentaire pareil. J'aurais peut-être dû prévenir Marie que ce n'était pas une bonne idée. De plus, échanger le roi contre un autre, alors que des centaines de femmes - tranche d'âge comprise entre 12 et 58 ans - tueraient pour être à sa place ? Louis XIV, je le devine bien, n'a jamais entendu absurdité aussi grande. Et menacer de trahison, qui plus est le ROI, on ne peut considérer cela que de deux façons différentes : soit c'est bas, soit c'est désespéré. Sauf que, pour un homme qui connaît bien la cour, il est bien facile de croire plutôt à la première option.

Je garde le silence pendant quelques instants. Enfin, je soupire, et je compatis.


"Au moins, on ne pourra pas dire que tu n'as pas tout essayé," je tente pitoyablement de lui apporter un peu de réconfort.

Tout en écoutant la suite, je continue à siroter mon chocolat, petite gorgée par petite gorgée. Diable, c'est réellement une excellente recette pour se sentir mieux. Au moins un petit peu.

Au fond, Marie, tout comme moi, a failli perdre son amant pour de bon. Enfin, nous le risquons toujours, mais d'une autre façon maintenant.
Les hommes. Hmf.
Pester contre eux est tout de même assez efficace aussi.

Pourtant, ce n'est pas suffisant. J'ai beau tenter d'y échapper, au fond, je sais bien que j'ai juste envie de me morfondre, de ne plus rien faire. De réfléchir et de pleurer. Ce n'est peut-être pas utile, mais cela soulage.
Comme la vague de tristesse que je m'efforce à chasser depuis quelques instants me submerge incontrôlablement à nouveau, surtout que je viens de finir le chocolat chaud, autant le préciser à Marie.


"Marie ? Je crois... qu'on ne devrait pas se retenir," je murmure. "Pleure si cela te soulage..."

A peine je dis cela, mes yeux me piquent.
Et je sens que cela ne fait que commencer.

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