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 PV : Personnel de Versailles [ 1/4 ]

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Isabelle Tremblay
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MessageSujet: PV : Personnel de Versailles [ 1/4 ]   Jeu 27 Mar - 1:48

Cliquez sur le nom du Poste Vacant qui vous intéresse...

Pierre Gauthier

Baptiste Marault

Lucie Ravel

Isabelle Tremblay




[*] Note : Certains avatars sont tirés du forum La Toile Avatars du Web.


_________________



Si tu penses m'oublier,
oublie ce que tu penses.


. . . . . . . . . . . .


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Isabelle Tremblay
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MessageSujet: Re: PV : Personnel de Versailles [ 1/4 ]   Mer 16 Avr - 0:19



Baptiste Marault
[ LIBRE ]

Prénom(s) – Nom : Baptiste Marault
Date de naissance : 11 décembre 1637
Statut : Domestique à Versailles
Avatar : Ian Somerhalder

Caractère :
Qualités : Protecteur, Intelligent, Rieur, Indépendant
Défauts : Possessif, Insolent, Borné, Immature

Histoire :
Citation :
Baptiste n’a jamais connu ses parents. Il a été élevé par la sœur de sa mère et son oncle, avec leurs cinq autres enfants. Sixième bouche à nourrir et le plus jeune de tous, il était un peu délaissé par sa tante qui manquait cruellement de patience envers lui. Etant méprisé tout autant par ses cousins, et ce depuis ses premiers souvenirs, il a bien fallu que Baptiste s’impose. Au début, il n’y pouvait pas grand-chose, et se taisait, fulminant de colère. Puis il se trouva un allié, à peine plus âgé que lui, du nom de Pierre, qui devint son meilleur ami. A chaque farce, une sanction de la tante ou de l’oncle, évidemment ; mais c’était une belle revanche.
A huit ans, connaissant déjà tout Paris, les deux compères réussirent à réunir autour d’eux une solide bande de quartier : tous les gamins de la rue et petits voyous les suivirent sans hésiter. Grâce à sa collection d’alliés, le petit Baptiste n’eut plus de peine à se faire respecter et même envier de ses cousins. Il leur faisait même peur ! Pour lui, ce fut l’un de ses plus grands triomphes, bien que la tante et l’oncle continuent à le considérer comme un petit bon-à-rien.
A la tête de la Bande (avec un B majuscule, s’il vous plaît !), également admirés de tout ce petit monde grâce à leurs caractères, les Rois, Baptiste et Pierre et les Reines, Isabelle et Lucie. Ces quatre-là, des meneurs nés, devinrent immédiatement inséparables, malgré quelques violentes querelles d’enfants de temps à autres. Mais à la fin, on finissait toujours par se réconcilier, et à revenir à l’occupation la plus amusante des chefs de Bande : planifier les prochaines aventures. On jouait aux pirates, aux aventuriers, aux magiciens, aux châteaux et dragons, avec toujours la belle princesse ou le trésor en récompense… Parfois, les enfants décidaient d’embêter un bourgeois, avant de s’enfuir à toutes pattes ; ou alors de se battre contre la bande d’un autre quartier. Pour la troupe, composée d’une dizaine de gamins et gamines, c’était toujours le fou rire assuré.
Baptiste se prit surtout d’affection pour la petite dernière des quatre chefs, Isabelle. Il la prenait toujours sous son aile lorsque d’autres se moquaient d’elle, mais n’hésitait pas à la taquiner sans relâche. Elle, en retour, l’adorait comme un grand frère.
Et puis, le temps a passé. L’âge d’or perdurait. Pendant plusieurs années, la Bande demeura vivante, tantôt perdant d’anciens fidèles qui avaient trop grandi pour se livrer à ce genre de jeux, tantôt gagnant de nouvelles recrues. Mais il y eut un jour où les choses déraillèrent. Et ce jour, ce fut quand les quatre chefs s’aperçurent eux-mêmes qu’ils avaient grandi.
Enfin, trois d’entre eux ; parce que Baptiste, lui, n’a jamais pu accepter réellement le fait de ne plus être un enfant. Il avait environ quatorze ans lorsqu’il vit ses amis se chamailler entre eux. Les filles se postèrent d’un côté, les garçons de l’autre, on ne savait plus très bien pour quelle broutille avait éclaté la querelle ; toujours est-il qu’après cela, la Bande se dispersa et les chefs ne se virent quasiment plus.
Peu après cela, mauvaise fortune sans doute, l’oncle se décida enfin à faire travailler Baptiste dans les champs. Du matin très tôt au soir très tard à tenter, sous le soleil, sous le vent ou sous la pluie, de récolter quelque chose dans ces agricultures qui ne rendaient que très maigre… Pas vraiment le temps de s’amuser, pour sûr. Au bout d’un certain temps, excédé, le garçon trouva plus simple de s’enfuir pour se cacher à l’ombre d’un arbre et flâner à longueur de journée. C’était bien plus agréable, et puis, ses cousins faisaient pareil. Mais dès que l’oncle le sut, bien qu’il ait pardonné la paresse sans hésitation à ses fils, il chassa Baptiste de la maison, le traitant de bon-à-rien et de tous les noms d’oiseau qu’il pouvait trouver.
En fait, ce ne fut pas plus mal pour le jeune Baptiste qui n’en pouvait plus. Il avait à présent seize ans, et enfin, pour la première fois de sa vie, il était libre. Libre comme l’air ! Evidemment, il y avait le problème de se nourrir. Pendant quelques semaines, il vécut comme un voleur, trouvant son repas de çà de là. Et puis il finit par retrouver Pierre, son vieil ami, son meilleur ami, son frère de cœur. La famille de celui-ci accepta de bon cœur de l’héberger, mais pour la sustenter, les deux garçons devaient tantôt aider le père Gauthier dans son métier de cordonnier, tantôt dégotter de petits travaux qui exigeaient la robustesse d’un ou deux jeunes hommes.
Depuis, évidemment, ils reprirent contact avec Lucie et Isabelle. Face aux difficultés pour vivre et au train-train quotidien, ils ne se voyaient pas trop souvent. Surtout Isabelle qui, elle, avait des problèmes de famille. Aussi, il passait parfois des mois avant que Baptiste ne puisse revoir sa brunette préférée.
Il avait à peine plus de dix-sept ans lorsqu’éclata cette histoire de Fronde. Baptiste tout comme Pierre se sentit très concerné. Vrai que les impôts, ça commençait sérieusement à peser ; difficile de vivre, ces temps-ci ! Et la misère, et la disette autour les enrageait tout autant. Deux des sœurs de Pierre en étaient gravement malades… Tout était de la faute des nobles, comme toujours. C’était sûr et certain. Baptiste avait toujours, toujours détesté les nobles. Il faut dire que l’oncle, dans son enfance, n’avait jamais cessé de lui remplir la tête de comment les nobles étaient inutiles, comme ils mériteraient bien une bonne révolution, et comme on se plairait à les piller jusqu’au dernier sou… Et disons que, vu que le jeu favori de ses cousins était de jouer « au noble et à l’esclave » avec lui, il ne pouvait qu’en avoir du dégoût.
En bref, évidemment, Baptiste était tout à fait partant pour une Fronde dans Paris. Il fallait juste attendre le moment propice pour faire éclater la révolte. Qui de mieux que lui pour mener tout cela à succès ?
A ceci près que c’étaient les princes qui soulevaient le peuple, ces temps-ci. Aussi, Baptiste fut totalement insatisfait de constater qu’un gars, ce duc de Beaufort, là, avait pris la tête de l’un des derniers mouvements de la Fronde. Et c’était qui, cette fille avec lui ? Ne serait-ce pas… Isabelle ?
Isabelle, sa petite Isabelle, sa meilleure amie, qu’il n’avait pas revu depuis quelque temps déjà, qui se mêlait à ces gens ? C’était la goutte d’eau. Agacé, bien qu’Isabelle soit très enthousiaste, ce fut de très mauvaise foi que Baptiste accepta de suivre les ordres de ce noble. Rien que parce que c’était elle, hein !
Mais l’issue de la Fronde, selon lui, était à prévoir. Lorsqu’il fut découvert que la Cour n’était plus au Louvre, il en déduisit avec évidence de qui était-ce la faute. Publiquement, il accusa Beaufort de trahison, mais celui-ci fut défendu avec véhémence par son amie. Décidément, elle devait être complètement bouleversée pour prendre ainsi la défense d’un traître de rang noble !
Et, comme on sait, les canons de Mazarin causèrent par la suite beaucoup de dégâts. Baptiste, lui, fut blessé et demeura inconscient, jusqu’à se réveiller dans une couchette, chez Pierre, soigné par Lucie. On lui informa alors le nombre important de morts et blessés, qu’Isabelle avait disparu, et que le duc de Beaufort n’était plus trouvable non plus. Il l’avait enlevée, pour sûr ! Ce lâche qui avait trahi et assassiné le peuple avait osé enlever Isabelle. Crime de lèse-majesté, que d’enlever une Reine ! Baptiste jura de se venger.
Cela fait trois ans, maintenant, que ces évènements se sont passés. Croyez-vous que Baptiste n’ait pas cherché son amie ? Partout ! Il a fouillé tout Paris. Mais il n’a rien trouvé, et aucune chance de savoir où le duc aurait bien pu l’emmener. Têtu, il ne perd pas espoir de la retrouver un jour, parce qu’il lui avait promis, lorsqu’ils étaient tous jeunes encore, de la protéger coûte que coûte.
La bonne surprise, c’est lorsque Lucie revient de Versailles avec des nouvelles. Cherchant un emploi dans le château, bien que ce ne soit pas très approuvé par Pierre et Baptiste, elle s’est trouvée des relations qui ont pu lui rapporter qu’Isabelle était en réalité saine et sauve, domestique à Versailles depuis trois ans.
Soulagement pour Baptiste, évidemment. Alors qu’en temps normal, il n’aurait jamais accepté une pareille idiotie, il accepte tout de suite la proposition de Lucie : rentrer, tous les trois, sous le service de Versailles grâce à ses bonnes relations, afin d’approcher Isabelle.

Remarques :


  • Pierre Gauthier est le meilleur ami de Baptiste. Ensemble, ils ont déjà fait les quatre cents coups, et se considèrent comme des frères.
  • Lucie Ravel est aussi une amie très chère pour Baptiste. Ils s’adorent, mais Lucie, bien plus raisonnable que nos deux compères Pierre et Baptiste, se voit obligée de les gronder quelque fois, ce que Baptiste n’apprécie pas trop.
  • Isabelle Tremblay est l’amie d’enfance de Baptiste. Il l’adorait comme une petite sœur. Il aimait la taquiner, la traiter comme une gamine afin de la faire réagir, mais aussi jouer aux grands frères protecteurs. Actuellement, elle le croit mort depuis des années, lors de la Fronde, et par sa faute en plus… Bouleversée, elle a en réalité confondu un corps qui baignait dans le sang avec celui de son grand ami.
  • Baptiste déteste les nobles plus que tout. Surtout le duc de Beaufort : il est persuadé que celui-ci a enlevé Isabelle après la Fronde. Aussi, voyant sa meilleure amie Isabelle dans les bras du duc, il n’hésitera pas à tout faire pour s’entraver à cette relation… quitte à devenir un potentiel rival, même s’il n’éprouve rien d’autre que de l’amitié pour Isabelle.
  • Baptiste est de ceux qui ne peuvent pas comprendre ce qu’est l’amour : sa tante et son oncle ne semblaient pas particulièrement amoureux, et le seul véritable amour qu’il ait jamais connu, c’est celui de ses amis… D’ailleurs, lorsqu’il était enfant, il disait à Isabelle qu’il l’épouserait plus tard, en tant qu’ami, parce que les histoires d’amour, c’était bien trop compliqué…




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MessageSujet: Re: PV : Personnel de Versailles [ 1/4 ]   Mer 16 Avr - 1:22



Lucie Ravel
[ LIBRE ]

Prénom(s) – Nom : Lucie Ravel
Date de naissance : 22 mars 1638
Statut : Domestique à Versailles
Avatar : Kristen Bell

Caractère :
Qualités : Douce, Patiente, Courageuse, Compréhensive
Défauts : Naïve, Curieuse, Maladroite, Autoritaire

Histoire :
Citation :
Il fallait bien que le jour où bourgeonnait le printemps 1638 soit le jour de la naissance de Lucie. Née d’un père tailleur et d’une mère couturière, la petite blondinette était la troisième et dernière de la fratrie Ravel, après un frère et une sœur, ses aînés de cinq et deux ans.
Les enfants du couple Ravel, au nombre de trois, donc, connurent certains troubles dans leur enfance. En effet, leur père était violent envers sa femme… Il la battait, surtout lorsque les temps étaient difficiles, pour évacuer ses inquiétudes. La jeune femme ne disait rien. Alors, il la battait encore, et encore, devant les yeux des enfants, effarés ; tant et si bien qu’il finit un jour par la tuer.
Le père Ravel eut dès lors d’atroces regrets. Il n’avait jamais voulu tuer sa femme, et jugeait qu’il en avait encore besoin ; seul, il aurait du mal à élever ses trois enfants. Ceux-ci ne purent d’ailleurs jamais lui pardonner la mort de leur mère, et ce fut la raison pour laquelle, plus tard, il finirait par mourir dans l’oubli de ses enfants.
Peut-être que Lucie fut celle qui souffrit le plus de l’absence de sa mère. Peu de choses lui furent apprises par sa grande sœur ; il ne faut pas oublier que celle-ci n’était guère très âgée par rapport à elle, et qu’elle n’avait pas eu, non plus, le temps de soutirer beaucoup d’informations de sa mère. Aussi, les deux fillettes durent, dès l’enfance, apprendre à se débrouiller et à se renseigner seules, sans goûter à la douceur d’une maman.
C’est sans doute à cause de ce manque que Lucie devint cette personne douce et protectrice, qui materne un peu trop ; elle se jura, petite fille, que ses enfants à elle ne souffriraient pas de cette absence.
A huit ans, sa vie prit un tournant décidément plus amusant. Elle intégra très rapidement la Bande, petite mais solide bande de quartier qu’avaient formé deux garçons d’environ son âge. Ceux-ci, Baptiste et Pierre, se faisaient appeler les Rois de la Bande. Quant à elle, grâce à son caractère autoritaire, elle sut vite s’imposer comme la Reine de la Bande. Elle ne fut pas la seule : une autre fillette, un peu plus jeune, du nom d’Isabelle, avec un caractère impétueux, devint la deuxième Reine. Lucie se prit tout de suite d’affection pour la petite intrépide, qui semblait n’avoir peur de rien. Elle la materna comme sa petite sœur, et elles devinrent très vite les meilleures amies du monde.
La Bande, c’était vraiment, pour Lucie, le moyen d’oublier tous les soucis. Bien sûr, il y avait parfois des querelles entre les chefs ; mais rien de bien grave, et on finissait toujours par se réconcilier. Après tout, on avait bien plus à faire que de se disputer… Tantôt l’on décidait d’embêter des bourgeois, tantôt l’on s’amusait dans des mondes et aventures imaginaires. Rien ne manquait : pirates, conquérants, magiciens, châteaux, dragons, et mille autres fééries. Les Rois et Reines avaient toujours l’imagination débordante. C’était, pour la dizaine de gamins et gamines qui composait la bande, certainement le meilleur temps de toute leur vie. Un âge d’or…
Et puis, au fil des années, la Bande resta. Elle était toujours là, toujours avec le même entrain, les mêmes Rois et Reines. De nouvelles recrues apparaissaient, alors que d’autres membres s’en allaient, parce qu’ils étaient devenus trop grands pour ce genre de jeu. Et ainsi allait la vie.
Mais tout ce bonheur ne pouvait pas durer éternellement. Lucie le pressentait, et s’en angoissait d’avance. Et elle n’eut pas tort. La fin de l’âge d’or arriva lorsque les quatre chefs s’aperçurent, tout simplement, qu’ils avaient grandi eux aussi.
Elle avait presque quatorze ans. Une querelle, comme il y en avait eu des milliers, éclata entre les chefs. On ne savait même plus pour quelle broutille elle avait commencé, mais on se disputait avec véhémence. Les filles, lasses de l’immaturité des garçons, se postèrent d’un côté ; les garçons, de l’autre, se liguèrent contre elles. Ainsi, vexés, les quatre Rois et Reines finirent par s’en aller, chacun de leur côté. La Bande avait éclaté ; plus jamais elle ne serait reformée.
Après, Lucie resta longtemps sans nouvelles de Baptiste et Pierre. Elle revoyait, de temps en temps, Isabelle, et elles échangeaient des nouvelles, toujours complices. Mais il y eut un moment où elle la perdit de vue, car Isabelle avait des problèmes de famille. Aussi, elle ne pouvait que la voir rarement. Lucie, quant à elle, resta, seule avec son père, à l’aider en tant que couturière… le poste qu’autrefois avait occupé sa mère. Son frère et sa sœur étaient partis du foyer familial depuis quelque temps déjà.
Et ce fut la même routine, durant plusieurs années. Lucie ne souriait plus, toujours perdue dans ses pensées et dans la nostalgie de ses belles années. Enfin, deux ans plus tard, elle eut le bonheur de reprendre contact avec ses anciens amis, Baptiste, et Pierre. Il va sans dire qu’elle les trouva très changés ; en particulier Pierre, pour qui elle passa à éprouver un intérêt plus particulier… sans pour autant lui avouer, évidemment.
Lorsque cette histoire de Fronde fit surface, le père Ravel était malade, et Lucie devait, avec peine, gagner de quoi subsister. Elle avait conscience que si les choses continuaient ainsi, ils n’allaient plus pouvoir payer les impôts. La question d’une aide de son frère ou de sa sœur ne se posait pas ; ils éprouvaient toujours la même rancune pour leur père, et ne comprenaient pas pourquoi Lucie ne l’abandonnait pas, tout simplement. Sauf que, bien que Lucie y ait, honteusement, déjà pensé, elle ne pouvait se résoudre à laisser son père, qui s’était tout de même donné du mal depuis la mort de la mère Ravel pour nourrir convenablement ses enfants. Au fond, pourtant, elle n’arrivait pas à l’aimer, à cause de ce qu’il avait fait.
Dans ce contexte, Lucie se sentit très concernée par la Fronde. Elle ne supportait plus les souffrances et la misère, que ce soient les siennes ou celles des autres.
Dans l’un des derniers mouvements de la Fronde, elle ne fut pas surprise de voir sa brunette préférée, j’ai nommé Isabelle, commander au peuple. Ce qui la surprit un peu plus fut sans doute son allié : un duc… il était pourtant connu qu’Isabelle n’était pas très fan des nobles… Ce fut, en tout cas, un plaisir de revoir Isabelle, enfin, qu’elle ne voyait pas depuis quelques mois.
Par contre, contre toute attente et pour la déception de tous, l’issue de leur Fronde, espoir des peuples, fut un échec. Un nombre incalculable de morts et blessés. Parmi ces derniers, Pierre et Baptiste. Ils furent ramenés chez Pierre, où, avec l’aide des sœurs de ce dernier, Lucie les soigna de son mieux.
Quant à Isabelle, Lucie n’eut le temps de l’assurer que d’une chose, avant sa disparition : qu’elle ne lui en voulait pas, et que personne ne lui en voudrait jamais. Ce qui fut vrai. Personne n’en voulut jamais à Isabelle Tremblay.
En revanche, Baptiste fut l’un des seuls qui en voulut, et beaucoup, même, au duc qui menait la révolte. Il l’accusait de traîtrise et d’enlèvement. Malgré toute l’amitié qu’elle lui portait, Lucie ne put s’en convaincre ; si Isabelle avait fait confiance à un noble, c’est que cette personne ne pouvait pas être mauvaise. Néanmoins, elle choisit de se taire face à l’impétueux Baptiste, et à Pierre qui finit par croire en son ami.
Pendant trois ans, aucune nouvelle de la deuxième Reine. Evidemment, Lucie chercha toutes les informations possibles ; mais elle ignorait où habitait la sœur d’Isabelle, et il ne restait aucune trace d’elle dans l’ancienne demeure des Tremblay. Isabelle n’était vraisemblablement nulle part.
Lasse de la couture, avec la santé de son père qui semblait se rétablir, Lucie décida de partir de chez elle. Elle n’en soumit d’abord pas le projet au père Ravel ; seule, elle décida de se rendre à Versailles pour trouver une place de domestique. Ses amis étaient au courant, mais n’approuvaient absolument pas ; comme toujours, il restait cet à priori sur les nobles… Lucie fit plusieurs voyages à Versailles, et finit par s’y trouver de solides relations. Devinez ce qu’on lui apprit ? Isabelle travaillait, saine et sauve, depuis trois ans comme domestique dans le château !
Elle rapporta cette nouvelle, soulagée, à ses deux meilleurs amis. Et elle eut une idée… et si, tous les trois, ils s’engageaient comme domestiques afin d’approcher Isabelle ? Baptiste et Pierre n’hésitèrent pas une seule seconde. Ainsi, comme dans les bons vieux temps, les chefs de la Bande ont une nouvelle quête… retrouver la Reine perdue.

Remarques :


  • Pierre Gauthier et Lucie ont des sentiments l’un pour l’autre, depuis longtemps. Ils ne se sont jamais rien avoué, mais il y a entre eux une proximité qui ne trompe pas.
  • Baptiste Marault est un ami très cher pour Lucie. Ils s’adorent, mais Lucie, bien plus raisonnable que nos deux compères Pierre et Baptiste, se voit obligée de les gronder quelque fois.
  • Isabelle Tremblay était sa meilleure amie lorsqu’elles étaient enfants. Elles se comprenaient et se confiaient l’une à l’autre, très complices, se considérant comme des sœurs. Aujourd’hui, elles se sont perdues de vue. Lucie espère seulement que cette proximité n’est pas perdue.




Dernière édition par Isabelle Tremblay le Ven 20 Fév - 6:16, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: PV : Personnel de Versailles [ 1/4 ]   Mer 16 Avr - 1:31



Pierre Gauthier
[ LIBRE ]

Prénom(s) – Nom : Pierre-Charles Gauthier
Date de naissance : 3 septembre 1637
Statut : Domestique à Versailles
Avatar : Josh Hartnett

Caractère :
Qualités : Inventif, Drôle, Courageux, Indépendant
Défauts : Maladroit, Impatient, Prétentieux, Insouciant

Histoire :
Citation :
Pierre-Charles est né dans une famille de cordonniers. C’est le seul garçon de la famille : des sept enfants, six sont des filles. Il est le quatrième, et a donc vécu dès le départ entouré de demoiselles. Peut-être est-ce pour cela qu’aujourd’hui, il est maladroit avec les sentiments.
Evidemment, lorsqu’on est seul garçon dans une foule de filles, les parents font un peu plus attention à vous. Charles Gauthier, son père, ne cessait de répéter que son fils serait le meilleur cordonnier de la région, et qu’il l’initierait au plus tôt. Dès sa petite enfance, Pierre fut plongé dans le monde des souliers. A partir de ses 6 ans environ, tous les jours, après quelques heures de travail en tant qu’apprenti, Pierrot avait droit à son après-midi.
Et à quoi le petit Pierre passait-il ses après-midis ? A jouer avec son ami Baptiste dans la rue, bien sûr. Les deux enfants s’amusaient, dès cette époque-là, à faire des farces, et leurs cibles préférées étaient les cousins de Baptiste, qui, cela va sans dire, les détestaient cordialement.
A huit ans, Pierre et Baptiste, connaissant déjà tout Paris peut-on dire, commencèrent à réunir autour d’eux des gamins et des gamines du quartier, ainsi que des voyous et des enfants de rue. Bientôt, une solide bande de quartier, composée d’une dizaine d’enfants, fut formée. C’était la Bande, avec un B majuscule s’il vous plaît. Les deux garçons se proclamèrent Rois de la Bande.
Comme des Rois ne peuvent rester sans Reines, très vite, deux fillettes surent s’imposer comme légitimes souveraines de ce petit monde, de par leur caractère. Elles s’appelaient Isabelle et Lucie. Très vite, les quatre enfants devinrent les meilleurs amis du monde.
Outre les querelles, toutes sortes de jeux faisaient office de divertissement pour les intégrants de la Bande. Les chefs ne manquaient jamais d’imagination. C’étaient jeux de pirates, d’aventuriers, de magiciens, de missions, de châteaux et dragons… L’un plus amusant que l’autre. Ah, bons temps que ceux-là… un âge d’or…
Et puis, il y avait les farces, évidemment. Dès que l’occasion s’en présentait, la petite troupe n’hésitait pas à embêter quelque vieux et méchant bourgeois. Et c’était bien mérité !
Ce bonheur dura plusieurs années. La Bande perdura longtemps, pendant six ans en vérité. Oh, bien sûr, de temps à autres, il y avait de nouvelles têtes. Et il y avait des départs, aussi ; parfois, on se rendait tout simplement compte qu’on avait grandi. Qu’on n’était plus un enfant. Alors, on quittait la Bande pour toujours.
Et les chefs ne furent pas une exception.
Pierre avait quatorze ans, presque quinze, lorsqu’une querelle comme les autres éclata entre les Rois et Reines. Oui, comme les autres… après tout, elle avait commencé pour un rien, quelque chose de pas très grave, comme d’habitude. La seule différence, c’est qu’on ne se réconcilierait pas comme d’habitude. Les filles se postèrent d’un côté, les garçons de l’autre. La dispute dérapa, et les Rois et Reines partirent chacun de leur côté. Cette fois, c’était pour de bon. Plus jamais il n’y aurait de Bande.
Vexés, les chefs de la Bande ne se revirent pas, ou peu, pendant très longtemps. Même Baptiste s’éloigna. Pierre fut assez malheureux de constater que rien ne serait jamais comme avant. Pendant deux ans, sa vie fut d’une routine insupportable à son goût. Il aidait son père avec la cordonnerie, et parfois proposait des services d’homme à tout faire dans le voisinage, afin de rapporter un peu à la famille. Mais même ses sœurs, qu’il adorait pourtant, ne parvenaient pas à l’égayer comme avant.
Et puis, un jour, ces deux ans passés, cette joie de vivre perdue eut enfin l’occasion de revenir. Il retrouva Baptiste, son meilleur ami, son frère de cœur, dans une rue quelconque de Paris. Celui-ci avait été chassé de chez son oncle et sa tante, et vivait comme voleur. Evidemment, Pierre ne perdit pas de temps : il invita le jeune homme à loger sous son toit, avec sa famille. Celle-ci l’accueillit de bon cœur… A condition qu’il travaille un peu lui aussi, bien sûr !
Non seulement il revit Baptiste et, comme il en avait toujours rêvé, put habiter sous le même toit que son meilleur ami et rester en sa compagnie toute la journée, comme en plus il put reprendre contact avec Lucie et Isabelle. Moins avec cette dernière, certes, qui se trouvait en une période difficile. Quant à Lucie… eh bien… il faut dire que la revoir aussi grandie, cela fit comme une chaleur dans le cœur du jeune Pierre…
Il avait dix-sept ans lorsqu’on entendit parler de Fronde chez eux. Pierre comme Baptiste furent aussitôt partants. Il faut dire que la famille Gauthier avait du mal à se sustenter, à cause des impôts toujours croissants. Misère et disette partout, et cela atteignait les Gauthier aussi : une des grandes et une des petites sœurs de Pierre, toutes deux fragiles de constitution, étaient gravement malades, et on commençait sérieusement à craindre pour la vie de l’une et de l’autre. Evidemment, Pierre ne supporterait jamais la mort d’une de ses sœurs chéries. Ce fut surtout cet argument-là qui le mit en colère contre le Cardinal Mazarin plus que tout : c’était à cause de lui que la famille risquait une déchirure.
Et puis, en plus, tout comme Baptiste, il n’avait jamais trop aimé les nobles.
En compagnie de Lucie, les deux jeunes hommes firent donc partie de l’un des derniers mouvements de la Fronde des Princes. Celui-ci était dirigé par un duc du nom de Beaufort, assisté par… Isabelle ?
Les retrouvailles avec la petite dernière des chefs de la Bande, ce fut comme au bon vieux temps. Enfin, les Rois et Reines étaient réunis. Pierre jubilait intérieurement, tellement qu’il en oublia de critiquer en messes basses avec Baptiste le noble qui commandait le tout.
Mais la Fronde eut une issue tragique. Matée dans le feu et le sang… Pierre se retrouva blessé, ainsi que Baptiste. Ils furent ramenés chez les Gauthier, où Lucie et les sœurs de Pierre s’occupèrent des soins nécessaires. Quant à Isabelle, elle avait disparu…
Si Lucie n’émit aucune hypothèse, Baptiste était certain que c’était le noble qui avait enlevé la deuxième Reine de la Bande. Crime de lèse-majesté, disait-il ! Pierre émit des doutes au début ; si Isabelle avait choisi de lui faire confiance, à ce gars… même si c’était un noble… c’est qu’il ne pouvait pas être si mauvais, si ? Mais Baptiste insista tant que Pierre se laissa convaincre. Vrai, après tout. Les nobles sont tous pareils…
Cela, c’était il y a trois ans. Les trois amis ont eu beau chercher partout, jamais ils ne trouvèrent trace de la brunette. Perdre espoir ? Jamais. D’ailleurs, Lucie, SA belle Lucie (d’accord, elle n’est pas encore tout à fait à lui, mais…) a bien fini par trouver quelque chose. Bien que ce soit contre l’avis de Pierre et de Baptiste, la blondinette a décidé de se trouver du travail à Versailles, en tant que domestique. Après s’être fait quelques relations, elle fit une découverte importante… Isabelle était saine et sauve, et travaillait depuis trois ans à Versailles. L’idée germa dans l’esprit de Lucie, et fut vite acceptée par les deux Rois.
Et si on allait retrouver Isabelle à Versailles ?

Remarques :


  • Lucie Ravel et Pierre ont des sentiments l’un pour l’autre, depuis longtemps. Ils ne se sont jamais rien avoué, mais il y a entre eux une proximité qui ne trompe pas. Pierre compte se déclarer un de ces jours. Le problème, c’est qu’à chaque fois qu’il juge le moment opportun, il y a toujours quelque chose pour les déranger !
  • Baptiste Marault est le meilleur ami de Pierre. Ensemble, ils ont déjà fait les quatre cents coups, et se considèrent comme des frères. Mais parfois, Lucie, bien plus raisonnable qu’eux, se voit obligée de les gronder un peu…
  • Avec Baptiste qui déteste les nobles depuis toujours, Pierre a tendance à être de son côté sur ce sujet-là. Ainsi, il n’apprécie pas trop les nobles non plus.
  • Isabelle Tremblay était une amie très chère pour Pierre. Il aimait bien son piquant, adorait faire de l’humour avec elle, et l’affectionnait comme l’une de ses propres sœurs. Même s’il ne l’a pas vue depuis longtemps, pour rien au monde il ne changerait de comportement avec elle.


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PV : Personnel de Versailles [ 1/4 ]
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