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 L'usurpatrice et le duc [ PV François ]

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Isabelle Tremblay
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MessageSujet: L'usurpatrice et le duc [ PV François ]   Lun 29 Oct - 21:39

[ Nouveau titre de novela brésilienne Rolling Eyes "A usurpadora e o duque"... ]

Apparemment, il suffisait de se lever. Isabelle eut le réflexe de débarrasser son assiette, mais se retint juste à temps. Elle lança juste un dernier regard derrière elle en sortant de la grande salle à manger, coupable en pensant à ses amis qui eux avaient l'obligation de débarrasser.

Zappons ( xD ) le court trajet jusqu'à la salle de bal pendant lequel Isabelle ne fit que suivre Philippe et Carmen comme un petit chien mal assuré.

Ah ! Si elle avait su ce que Philippe lui réservait encore...

Une fois dans la salle, Isabelle flaira tout de suite que quelque chose allait se produire. Elle tenta de se tenir un peu à l'écart, histoire, par exemple, de laisser l'opportunité à Carmen et Philippe de danser, et d'analyser en paix dans son coin l'étrange monde des nobles, timide qu'elle était.

Sauf que rien ne se passe jamais comme Isabelle Tremblay le prévoit.

La preuve : son intuition féminine avait fait mouche. Bingo. Philippe ne la laissa pas tranquille (comme d'habitude) comme elle le désirait, mais la prit par la main pour la tirer vers un quelconque endroit. D'abord, d'un air étrange, elle regarda louchement Philippe, se demandant ce qu'il avait fait de Carmen et s'il n'était pas, par hasard, en train de la tirer vers la piste de danse. Mais en fait, c'était bien pire que ça.

Bieeeeen pire.

Ou au contraire bien mieux, cela dépend du point de vue.

Lorsqu'elle comprit où elle le menait, la brunette tenta de détacher délicate et discrètement sa main, puis carrément de se débattre.


"Non, Philippe ! Ce n'est pas une bonne idée !"

Mais qui a dit qu'il l'écoutait ? Remarque, peut-être n'entendait-il rien à cause du bruit, et du ton trop faible qu'avait employé la pauvrette.
Elle tenta encore d'argumenter toute seule, puisqu'en réalité, elle savait déjà qu'il ne l'entendait et ne l’écouterait pas :


"Cendrillon est déjà promise..." murmurait-elle inaudiblement.

Trop tard. Elle se retrouva à contempler d'un air gêné et d'un regard plutôt fuyant l'homme qui l'intriguait tellement. Peut-être aurait-elle donné n'importe quoi pour que Philippe ne lui dise rien, et pour que François soit à ses côtés maintenant... pour lui donner de la force.

"Mon cousin François de Vendôme, duc de Beaufort."

...

Et à Isabelle d'ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes.
Elle n'en croyait pas ses oreilles. Si l'on voyait sous son masque, l'on croirait qu'elle venait d'apprendre que Noël avait été annulé. L'instant d'après, toujours choquée, sans sourire, on aurait pourtant dit, rien que pour ses yeux pétillants, que Noël venait d'être rétabli. Et des jours, semaines ou même mois plus tôt que prévu, en plus.

Philippe s'était déjà éclipsé, et sans la présenter. Mais ce n'était pas plus mal. Il savait que donner le nom de la demoiselle était risqué, car cela aurait pu la dénoncer.
Dire qu'en jouant les entremetteurs, Philippe venait de faire mouche...

Sans qu'aucune expression ne transparaisse son visage, Isabelle prit brusquement la main de l'homme-mystère qui n'était plus si mystérieux que ça ; sans un mot, elle l'entraîna à travers la foule et le mena hors de la salle, dans le couloir, sous la mine choquée de plusieurs courtisanes attachées à l'étiquette et aux convenances (et pas qu’à cela, d’ailleurs...). Mais Isabelle, qu'en avait-elle à faire ? Rien ! Et François n'opposait pas de résistance, alors...

Une fois en dehors du bruit et de la musique, Isabelle se sentit mieux respirer. Elle fit encore quelques pas, toujours main dans la main avec François de Vendôme. Elle ne s'autorisa à lâcher cette main toute chaude et à parler que lorsqu'ils furent à plusieurs mètres de la porte.


"Monsieur, je vous voulais parler en privé." émit-elle avec une voix murmurante et étranglée, exprès pour qu'il ne la reconnaisse pas tout de suite.

Eh. On peut bien s'amuser un peu, non ? Lui ne savait pas qui elle était. Autant en profiter. What a Face

Se tournant complètement face à lui, elle approcha d'un pas. Puis de deux. Puis de trois. Sans jamais quitter son regard.
Dès qu'ils furent assez proches, doucement, elle l'enlaça par le cou.
C'est à ces moments-là que la vie prend une tonalité délicieusement cruelle Laughing

Le contact visuel était essentiel ; un large sourire ornait le visage maquillé de la belle. Reprenant sa voix normale, la brunette s'exprima, pleine de malice :


"Vous dansez divinement bien."

Alors, elle recula de quelques pas, leva lentement le bras et retira son masque d'argent plumé.

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François de Vendôme
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MessageSujet: Re: L'usurpatrice et le duc [ PV François ]   Lun 29 Oct - 23:46

Le repas passa sans incident majeur et surtout, dans un délicieux silence: il savoura son repas, sans avoir à répondre sans cesse à une courtisane intéressée à son rang, bien plus qu'à sa personne. Le dîner passa rapidement et les quelques blagues de Monsieur réussirent à lui sortir quelques sourires. Le masque pouvait cacher ses expressions, et devait amplifier le côté mystérieux qui le caractérisait si bien. Finalement, l'idée du bal costumé, n'était pas si mauvaise. Enfin, mis à part le fait que se faire annoncer à l'entrée cassait un peu le mythe de l'inconnu.

La fin du repas était annoncée. Beaufort attendit que sa tante et ses cousins se lèvent et quitte la pièce. Les invités suivirent, et le jeune Duc regarda, désolé, les serviteurs s'afférer pour nettoyer et ranger totalement la salle à manger. Isabelle ne faisait pas partie de ces gens. Toute la soirée il avait guetté une belle brunette, et la seule de ce genre qui aurait pu attiré son attention avait déjà partagé un bout de danse avec lui et s'était assise, sans un mot, à ses côtés... Enfin, Beaufort se retrouvait à nouveau dans la salle de bal.

Les musiciens jouaient, les nobles commençaient à se remettre à danser. Très vite, le jeune homme fut interpellé pas son jeune cousin. Finalement attaché aux convenances, il le présenta mais François n'eut pas le plaisir de connaître le nom de l'inconnue. Apparemment, son nom était évocatif... Comme pour toutes les autres pensa-t-il!

Mais la jeune femme l'entraîna, sans qu'il ne puisse refuser. Elle le tira dans le couloir, et une fois à l'écart de tous, elle parla. La voix lui parut rocailleuse, et pourtant légèrement familière. Il avait déjà entendue cette jeune personne, mais n'arrivait pas à mettre un visage dessus... Enfin, elle s'approcha et l'enlaça. Ce geste était celui de trop. Si jamais Isabelle arrivait?! Beaufort eut à peine le temps de repousser la demoiselle que, le sourire le troublait déjà. Il le connaissait, il connaissait ce regard et... cette voix! Très rapidement, trop rapidement pour que le jeune Duc puisse penser à quoi que ce soit, la belle retira son masque. Oublant même le sien, Beaufort sourit simplement, se dirigea vers elle, posa ses mains sur la fine taille vêtue d'un tissu incroyablement doux et brillant et l'embrassa. Ce baiser était peut-être le meilleur qu'ils aient échangé. Le Duc était heureux. Simplement heureux. Ils avaient eut droit à leur première danse sans même le savoir, ils avaient partagé un repas divin, et n'avaient même pas échangé un mot... Mais là n'étais pas la question, le baiser était long, intense et plein de passion...

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Isabelle Tremblay
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MessageSujet: Re: L'usurpatrice et le duc [ PV François ]   Mer 31 Oct - 0:34

[ HJ : Monsieur a dit qu'on ne se faisait pas annoncer, pour préserver le mystère xD Et c'est lui qui décide puisque c'est son bal Razz ]


Et voilà. Ça y était. Cendrillon s'était révélée au prince charmant. Il savait enfin qui elle était. Et de là le mariage et le "heureux pour toujours" de l'histoire.
D'accord, ne nous précipitons pas.

La belle usurpatrice posait un regard doux et serein sur le prince. Elle attendit patiemment sa réaction, un sourire empli de malice soulignant ses lèvres rosées et brillantes. En fait, elle s'attendait à des questions en tout premier lieu. Pourquoi n'était-elle pas aux cuisines, plutôt qu'ainsi accoutrée, telle la demoiselle riche qu'elle n'était pas ? D'où lui venaient ces bijoux, robe, masque, coiffe et même maquillage ? Des questions comme celles-ci. Mais elles ne vinrent pas.

D'un certain côté, tant mieux. Elle mourrait d'envie de se nicher au creux de ses bras, d'oublier un instant les moments de panique et de malaise qu'elle venait de passer... en partie à cause de lui.

Le jeune duc eut l'air d'abord un peu confus. La confusion se transforma en effarement ; et enfin, un large sourire prit possession de son visage, de ces sourires qui faisaient rougir Isabelle. D'ailleurs, elle rosit quelque peu, et cela restait voyant malgré le peu de poudre (elle avait refusé qu'on lui en mette plus) qui lui recouvrait le visage.

Le prince charmant s'avança jusqu'à proximité. Le sourire de la belle s'élargit ; elle aussi, elle se sentait heureuse. Mais surtout, surtout soulagée. Imaginez dans quel pétrin la pauvrette aurait été si elle était tombée sous le charme d'un autre homme que lui ? Elle ne se le serait jamais pardonnée. Jamais.

Elle eut un frisson, comme à chaque fois qu'il la touchait, en sentant les deux mains chaudes de François sur sa taille. Avec amusement, elle constata qu'il avait totalement oublié d'enlever son masque avant de se pencher sur ses lèvres.

Ne mentons pas ; ce fut sans aucun doute un baiser sans pareille. Un moment mémorable... La brunette se laissa guider par son amant, abandonnée à son étreinte ; et en effet, le baiser fut long, chaleureux, intense. Ses yeux bruns se fermèrent automatiquement ; ses mains rencontrèrent le torse orné de dentelles (xD) du jeune homme. Elle ressentit des ondes d'une chaleur agréable lui parcourir le corps, la réchauffer, la rassurer. Elle frissonait de bien être, et ressentait sur sa peau comme dans son coeur toute la tendresse qu'il lui offrait.

La consolation en mettant fin à ce genre d'échange affectueux, c'est qu'on avait au moins le sentiment qu'on pourrait recommencer dès qu'on le voulait... Le long baiser de retrouvailles clos, Isabelle eut un petit rire à l'intention de François.


"Je ne voudrais pas vous vexer, mais peut-être serait-il plus pratique d'enlever votre loup..."

Dès que ce fut chose faite, la demoiselle accosta son front à celui de son cher prince. Elle souriait. Un million de choses à lui faire part lui passaient par la tête, mais elle ne savait vraiment par où commencer.

"Oh," fit-elle tout d'un coup, reculant légèrement, plantant ses orbes noires dans celles du jeune noble. "Mais, Monsieur, Philippe ne m'a pas présentée... il a ommis mon nom. Eh bien, vous avez devant vous Isabelle de Tremblay, la nouvelle Cendrillon." se nomma-t-elle avec un sourire amusé. "Et vous êtes... le prince charmant."

La particule de noblesse lui semblait toujours aussi mal placée devant son nom, mais c'était en fin de compte assez drôle de se nommer ainsi. C'était le Roi qui lui avait attribué ce nom, n'est-ce pas ? Il était donc de son droit de se présenter ainsi... Théorie intéressante, assez logique, mais complètement dérisoire, évidemment.

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François de Vendôme
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MessageSujet: Re: L'usurpatrice et le duc [ PV François ]   Jeu 1 Nov - 16:23

[ hj: ok! je ne savais pas! Smile ça me semble en effet beaucoup plus logique!! ]

En effet, Beaufort aurait pu poser des tonnes de questions. Mais il n'y avait même pas pensé. Il avait tellement espéré l'apercevoir seulement au cours de la soirée, que de la savoir présente au bal, en tant que courtisane, été... Un soulagement? Je ne sais pas. Mais il était heureux. Il n'y avait pas de mot pour décrire son bien-être, il était impossible de comprendre ce qui se passait dans sa tête. Même pour lui, tout était confus. Mais le plus important était qu'il ne l'avait pas trahie: il n'avait pas dansé avec quelqu'un d'autre! En y repensant, il se trouvait ridicule, et légèrement honteux de ne même pas avoir reconnu sa belle, bien qu'elle soit cachée derrière un masque d'argent.

Enfin, Isabelle faisait bien de retirer son propre loup: François l'avait complètement oublié. Ses pensées étaient totalement prisent par la présence de son amante; il ne voyait plus qu'elle. C'était probablement la plus belle richesse du château: et l'on sait que Versailles regorgeait de merveilleuses choses! Il ne parlait pas, l'écoutait simplement. Il est vrai que son cher cousin avait omis le fait de présenter la brunette: de Tremblay?! Oui, ce nom sonnait bien! Pourquoi ne pas changer d'ailleurs? Mais, inconsciemment, le jeune Duc pensait connaître ce nom. Il était quasiment certain de l'avoir déjà vu ou entendu quelque part... Enfin, là n'était pas la question. Le beau brun sourit simplement et prit la main de la demoiselle, effectuant le "salut des nobles" soit un baise-main.


" Mademoiselle, je ne remercierai jamais assez mon cousin pour m'avoir présenté à vous. Cendrillon, vous êtes la plus ravissante de ce bal. Avez-vous droit de dépasser la permission de minuit? "

Il sourit, caressa son visage d'un revers de main et plongea son regard clair dans les orbes noires et flamboyantes. Ah l'amour, qu'est-ce que c'était agréable! La musique résonnait à travers les murs. Il prit alors les mains de la brunette et l'entraîna dans le couloir, tournoyant en rythme, un large sourire aux lèvres. Il n'aurait jamais pensé, en venant ici, s'amuser autant...

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MessageSujet: Re: L'usurpatrice et le duc [ PV François ]   Sam 3 Nov - 21:02

Les habiles mains d’Isabelle se dirigèrent en douce dans les cheveux soyeux du duc de Beaufort pour dénouer le loup qui masquait son beau visage. En l’enlevant, elle fut prise de tendresse. C’était comme si, gentiment, elle réparait l’étourdissement d’un enfant. En quelques secondes, voilà, elle avait dévoilé le visage. Son sourire s’accentua en le voyant enfin livrer le secret de ses traits. Rapidement, elle suspendit le loup du jeune homme par le ruban sur son propre bras, là où était également suspendu le sien. Ses doigts fins revinrent alors parcourir ce visage qui, toute la soirée, lui avait été méconnaissable. Mystérieux et inconnu. Et maintenant... si beau dans l’obscurité, gardant toujours sa parcelle de mystère impénétrable... mais Isabelle était têtue, et n’avait toujours pas renoncé à le découvrir.

Donc, elle se présenta comme la Cendrillon de la soirée, ayant cependant une petite pensée pour Carmen qui en était la deuxième. Elle se détacha de l’étreinte des bras du duc, histoire de faire comme s’ils venaient de se rencontrer. Un baise-main courtois ; Isabelle se prit au jeu et fit à son tour l’une des plus belles révérences qu’elle ait jamais faite. Il faut dire que les « leçons » de Philippe et de Marie avaient quand même beaucoup servi, malgré quelques oublis : Isabelle, s’étant beaucoup entraînée, quoiqu’un peu à contre-coeur, savait maintenant faire de parfaites révérences, alors que ses anciens essais étaient catastrophiques, avec plus de maladresse que de grâce.

L’allusion au conte de la gueuse devenue princesse fit rire doucement Isabelle, si doucement qu’on croirait qu’elle riait en silence.


« Hélas, Monsieur, je ne suis princesse que pour une nuit. Mes fées marraines ne m’ont laissé que jusqu’au dernier des douze coups pour vous conquérir... »

Son rire se perpétua quelques instants ; elle faisait, sous mots voilés, allusion à Marie et Philippe. C’étaient eux, les deux fées qui lui avaient permis de vivre cette singulière aventure, bien que Cendrillon ne fut pas très heureuse de l’enchantement des fées au départ.
Mais maintenant, on pouvait bien voir qu’elle ne regrettait aucunement ces dangereuses péripéties, malgré tous les soucis qu’elles lui avaient causés.

La princesse d’une nuit eut droit à une caresse. Bien douce caresse. Ses yeux se plantèrent un instant dans ceux du jeune amant, empreints de la même douceur. Dans les orbes claires, elle voyait toujours la même lueur indescriptible, indéchiffrable, qu’elle-même ne pouvait décrypter. Et pourtant, elle voyait tellement de choses dans ces yeux... Il fallait croire que, quel que soit son état, fut-il d’intense bonheur comme à ce moment-là, Beaufort gardait toujours en lui une part de mystère. Peut-être était-ce ce qui attirait Isabelle en lui. Le mystère... qui n’a jamais rêvé de le dévoiler ? Qui n’a jamais été poussé par la curiosité, envoûté par son aura inconnue ? L’inconnu est peut-être dangereux, mais on lui trouve toujours un certain attrait, un charme qu’on ne peut repousser. Et, sans doute possible, la brunette se trouvait incapable de rejeter ce charme. Elle n’en avait que faire ; plutôt que de le rejeter, son projet était de se laisser charmer, sans opposer la moindre résistance. Le mystère... peut-être était-ce dans la nature du duc. Qui sait, un jour, elle pourrait partager ce secret avec lui...

Il n’avait pas posé de questions, mais la jeune fille avait des réponses, et encore des choses et des choses à lui dire. Elle avait à peine entrouvert la bouche pour parler que François prit ses mains, l’empêchant de prononcer une seule syllabe. Il la fit tournoyer dans les couloirs. Cela plut à la brunette ; elle qui avait souvent rêvé de danser véritablement avec François de Vendôme... Elle se rendit compte, surprise, qu’elle avait fini par valser avec lui sans le savoir. Maintenant qu’elle y pensait, le souvenir tout frais de cette valse lui apparaissait sous un autre angle, mais toujours très étrange. Si elle avait su qui était son mystérieux partenaire, la danse aurait été beaucoup moins tendue, non ? Et peut-être un peu moins... ou plus... Ah ! Et cette question qui la turlupinait, et qui lui fourmillait la langue... il fallait qu’elle la pose.


« François, je voudrais savoir... »
commença-t-elle avec sérieux, cessant la danse à un moment où il la ramenait plus près de lui.

Elle n’eut pas le temps d’en dire davantage ; une espèce de tumulte s’entendait dans la salle de bal, et la musique avait cessé, momentanéement. Prise d’une intuition quelque peu angoissante, Isabelle hésita un instant. La raison fut plus forte que le coeur, pour une fois ; il fallait voir ce qui se passait.


« François... » murmura-t-elle, signifiant qu’elle voulait rentrer dans la salle. Elle eut la certitude que, même sans mots, il comprendrait ce qu’elle voulut dire.

Elle prit le loup doré d'ornements, couleur bleu nuit, de son amant, toujours suspendu sur son bras, se mit légèrement sur la pointe des pieds, et l’attacha précautionneusement sur le visage du jeune homme. Elle ne souriait plus. L’inquiétude lui donnait un air grave, comme si elle avait compris que l’heure n’était pas aux plaisanteries. Ensuite, elle renoua son propre masque, pressée, mais impeccable à la tâche.


« J’ai un mauvais pressentiment. » expliqua-t-elle hâtivement au beau brun, pendant que, son masque remis en place, elle se dirigeait vers la porte de la salle, indiquant à François qu’il la suive. C’était à grands regrets qu’elle s’interdisait de prendre sa main et de la serrer du plus fort qu’elle pouvait dans la sienne, car cette intuition l’effrayait quelque peu.

Elle savait, oui, elle savait... sentait... quelque chose de grave s’était produit.

Pénétrant dans l’athmosphère troublée de la grande Salle de Bal, il ne fut pas difficile de comprendre, très vite, ce qu’il s’était passé. Tous murmuraient à propos des nouvelles qui, apparemment, venaient d’être apportées... Il suffit de tendre l’oreille et de prendre, au vol, une bribe de conversation...


« ... Monsieur, ce cher Monsieur, frère de Sa Majesté... poignardé ! Qui aurait bien pu commettre telle atrocité ? »

« Ma chère, on dit que le responsable de cet acte effroyable est... »


Isabelle ne put entendre qui était le supposé responsable. Mais elle en savait déjà assez. D’abord, elle chercha des yeux Marie et Philippe. Elle ne les vit pas. Ils étaient, sans doute, perdus au milieu de cette confusion d’invités.
Soudain, la brunette eut l’air de se rappeler que Monsieur était cousin de François. Elle n’avait pas l’honneur de le connaître, mais une boule apparut au creux de son ventre, et tordit son estomac, en pensant à son propre manque de sensibilité, et à ce que pouvait ressentir François. C’était son cousin... il était sans doute inquiet... et elle estima qu’elle était là pour soutenir Beaufort. Elle s’en faisait un devoir.


« François... »
sussura-t-elle en se tournant vers lui, tout à côté.

En vérité, son coeur palpitait. Que devait-elle faire ? Le consoler ? Le rassurer ? Ou peut-être n’en aurait-il pas besoin ? Son propre manque d’assurance lui pesa. Dire qu’elle connaissait à peine celui qu’elle aimait ! Quelle honte... Honte.

En ce qui concernait Philippe, elle n’avait pas fait le rapprochement entre lui et Philippe d’Orléans. Pour elle, son ami continuait à être, tout simplement, un cousin éloigné de Sa Majesté. C’était ainsi qu’il s’était présenté. Elle le croyait. Et cela lui semblait logique que Philippe, étant cousin du Roi, le soit aussi, en quelque sorte, de François. Peut-être que Philippe, lui aussi, était en ce moment accâblé par son cousin poignardé, et que la belle Carmen le consolait...

Le regard fixé sur le duc, la main cheminant lentement jusqu’au bras de celui-ci, dans un geste, peut-être, qu’il pourrait interpréter comme de réconfort. Elle était inquiète plus pour lui que pour le frère du Roi, à vrai dire. Elle espérait, seulement, qu’elle avait tort de s’inquiéter, et que la tristesse ne le gagnerait pas. Ce serait détestable que de se sentir impuissante face à l’ombre de ses pensées, impossible à chasser de sa propre lumière.

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MessageSujet: Re: L'usurpatrice et le duc [ PV François ]   Sam 10 Nov - 16:10

Isabelle avait raison de ne pas désespérer, même si Beaufort n'était pas encore forcément prêt à laisser cette part de mystère qui le caractérisait plus que bien. Il est en effet toujours difficile de se séparer d'une partie de nous qui, après tout, ne nous déplait pas tant que ça. C'était son côté dur et sombre qui accrochait les gens et leur donnait le sentiment que François était froid et pouvait se montrer méchant... Chose qu'il n'était pas vraiment, sauf si on le cherchait. Rebel le caractérisait également très bien mais bon...

La magnifique révérence le fit sourire. Il se plaisait à jouer ainsi avec sa belle, et ne l'aurait jamais imaginé. C'est fou comme quand on est avec une personne que l'on aime, toutes les choses changent, deviennent plus belles, plus rigolotes aussi.


" Oh... C'est tout... " fit-il sur un air déçu. " Enfin, ne vous inquiétez pas, je pense que vous aurez le temps de me conquérir d'ici minuit. Et vos marraines ne pourrons pas vous reprocher de ne pas avoir profité! "

François était prit par le regard noir de son amante et plus rien n'existait autour d'eux. Elle allait lui poser une question, mais très vite, il comprit que ce ne serait pas pour tout de suite. Tout se passa vite et Beaufort savait que leurs retrouvailles devraient être, encore, remises à plus tard. Le sort s'acharnait-il sur eux? Il se laissa faire, touché par la douceur et l'attention qu'Isabelle avait adopté pour lui rendre le mystère qui avait tenu éloigné les deux amants tout le repas. Poussés par le préssentiment de la brunette et sa propre inquiétude modérée par l'habitude des rumeurs de la Cour, ils entrèrent dans la salle de bal. L'éthique et les bonnes manières, le beau brun s'en moquait pas mal; il attrapa alors la main de la jeune femme et serra doucement les doigts fins.

Finalement, les rumeurs étaient bien plus importante que d'habitude. Les battements de coeur s'accélérèrent mais cela n'avait rien à voir avec les moments passés avec Isabelle, et où son coeur s'emballait. Non, François était inquiet, mais ne le montra en rien. Il était également loin de se douter que la brunette ne savait que Philippe et Monsieur le frère du Roi était la même personne... Autrement, elle aurait certainement été plus touchée par cette nouvelle. Beaufort ne savait comment réagir. Enfin, à vrai dire, il savait comment, en tant que prince de sang, il devait se montrer devant la famille royale, etc. Mais en tant qu'homme? Un très léger sourire, à peine visible pour son amante et qui ne l'était donc pas pour les courtisans apparut sur ses lèvres. Il se voulait rassurant, confiant; il voulait dire à Isabelle qu'elle ne devait pas s'inquiéter, que lui allait très bien... Tenant toujours sa main, il tenta de s'avancer dans la foule pour trouver quelqu'un, quelqu'un qu'il connaissait et qui savait vraiment ce qui s'était passé. Mais en vain... Philippe n'était pas dans la salle de bal, évidemment, et il devait être entouré de médecins à cette heure-ci!

Sa chambre. Son cousin devait être dans ses appartements! Mais, à quoi bon aller le déranger, alors même que Beaufort n'avait aucune idée de la gravité de ses blessures? La fête tournait au drame; et si Isabelle n'avait pas été là, le jeune Duc aurait quitté l'endroit depuis bien longtemps...

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MessageSujet: Re: L'usurpatrice et le duc [ PV François ]   Dim 16 Déc - 22:23

Toujours braqué sur François, le regard de la brunette ne faisait que guetter une réaction. Le problème, c’est qu’elle était bien trop inquiète pour croire une seule seconde à ce léger sourire qu’elle apercevait sur ses lèvres. Non, elle le sentait inquiet. Sa timide main se figea dans l’air, et finalement, elle n’osa pas caresser son bras. Ses yeux fixèrent les pans de sa robe sur le sol, brillants d’incertitude.

# Mon Dieu... que faire ? Que faire ? #

Elle suivit François, faute d’alternative, à travers la masse des invités. Elle devait réfléchir à la situation. Au plus vite.
Que fait une amante dans ce cas-là ? Je veux dire, une amante dévouée ? Plusieurs options en vue auxquelles la jeune fille pouvait penser :

a) Elle console son amant avec de douces paroles.
b) Elle s’arrange pour s’isoler avec lui et lui faire oublier ses soucis à sa manière (option très pertinente).
c) Elle se contente de le laisser seul un instant, pour ne pas le déranger ni être un obstacle à la guérison de ses souffrances en l’affublant d’une attention inutile qui ne ferait que lui donner plus de mal.
d) Elle ne le laisse pas seul, mais ne dit plus rien de peur de le blesser, juste pour qu’il sache qu’elle est à ses côtés.

Comment voulez-vous choisir entre ces quatre options-là ? Mission impossible.
Tout à coup, le duc stoppa net. Mauvais, très mauvais signe, selon Isabelle. Arrivant à sa hauteur, elle l’observa avec attention, et eut l’impression qu’il ne savait pas quoi faire non plus. Qu’il était perdu. Tout autant alarmée qu’horrifiée, elle se précipita hors de la salle en entraînant le duc avec elle.


« Venez, il faut absolument sortir d’ici ! »

Du moins, c’est ce qu’elle croyait, et ce qu’elle comptait faire pour l’instant.
Avec mal et peine, ils réussirent à se faufiler sur un petit balcon. Ils étaient seuls, dehors, puisque tous les autres étaient rentrés, attirés par le vacarme des courtisans. Alors, ils se voyaient à l’abri des oreilles indiscrètes, tout autant que des regards curieux, puisque la porte-fenêtre était couverte d’un rideau par-dedans, et que personne n’aurait l’idée saugrenue de les supposer ici à moins de les avoir vu effectivement sortir. Ce qui était assez difficile.
Il faisait un peu froid. La quasi-pleine Lune illuminait les deux amants inquiets de sa lumière blanche. En bas, de cet étage, on voyait les jardins, les travaux du grand canal que le Roi faisait construire, à peine entamés, et les arbres balançant avec la brise de la forêt de Versailles.
La jeune femme respira un grand coup pour se remettre les idées en place. Alors, elle se tourna vers François et le questionna :


« Que comptez-vous faire à présent ? Que puis-je pour vous ? »

Inquiète, elle se blottit contre lui, affirmant tout son soutien. L’issue de ce bal lui était incertaine. Elle ne lui en voudrait pas de préférer rendre visite à son cousin que de rester avec elle, évidemment. Mais elle savait qu’elle serait déçue de ne pas avoir pu lui tenir compagnie plus longtemps. Même si ce n’était pas ce qui importait à présent.
Doucement, elle posa avec légèreté ses lèvres, telles un papillon de nuit chétif, sur celles déjà glacées du beau François. Ensuite, un sourire qui regrettait déjà, mais tout à fait résigné.


« Je sais que vous tenez à vos cousins, mon amour. » chuchota-t-elle. « Ils ont sans doute besoin de vous... Vous devriez y aller. »

Pour son bien, songea-t-elle. Pour le sien et celui de Monsieur, et du Roi. Ce serait mieux ainsi. Quant à elle, pour ne pas rester seule, elle chercherait la compagnie de Marie... encore faudrait-il que celle-ci soit restée dans la salle de bal et non pas auprès de Sa Majesté.
Isabelle soupira. C’était la dernière des choses dont elle avait besoin, aujourd’hui...

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MessageSujet: Re: L'usurpatrice et le duc [ PV François ]   Mar 4 Mar - 16:11

François avait suivit Isabelle dehors. Arrivés sur le petit balcon, il posa ses mains sur la rambarde et la froideur des pierres s'empara entièrement de lui. Il regarda loin, suivant des yeux le parcours du futur canal. Louis était vraiment plein d'ambitions... Mais on ne parlait pas du roi là ; c'est Philippe qui avait été poignardé ! C'était en fait une impression bizarre. En venant ici, il ne s'attendait pas du tout à retrouver Isabelle, et c'était une surprise qui l'avait réellement rendu heureux : il était content d'être venu pour le coup ! Mais, quelques heures après, apprendre que son jeune cousin avait été blessé était ... Bizarre ! Je ne vois pas vraiment d'autre mot. Il ne savait pas comment réagir et était totalement perdu...

Il se tourna alors vers la brunette qui l'accompagnait toujours. La lumière de la lune éclairait son visage qui était toujours aussi radieux. D'un revers de main, et comme il se plaisait à le faire, il caressa la joue déjà refroidit de la belle demoiselle. Le fait qu'elle soit là, près de lui, permettait à son inquiétude de lrester en veilleuse.


" Je compte rester sur ce balcon, avec vous, jusqu'à ce que le froid nous fasse rentrer pour de bon... "

Il n'avait pas l'habitude de faire de l'humour, encore moins dans une situation comme celle-ci mais les mots étaient sortis sans même qu'il ne réfléchisse. Il n'avait aucune envie de rejoindre le chevet de son cousin, tout simplement parce que les médecins, et les courtisans faussement inquiétés, devaient déjà respirer tout l'air de la pièce, pour n'en laisser qu'une fine partie au blessé.

" Je tiens à eux, mais ma présence serait bien inutile. Philippe doit déjà étouffer au milieu de tant de monde; et je ne crois pas que ma personne soit indispensable à son rétablissement. Un simple mot et le jeune homme comprendra que je ne désirais pas l'importuner davantage. Tout ce dont un blessé a besoin, c'est de calme, et de repos. "

Un bref sourire aux lèvres, Beaufort amena la main de la jeune femme à ses lèvres et y déposa un baiser. Il pensait vraiment ces mots, même si cela pouvait paraître égoïste. Oui, il préférait rester avec son amante, plutôt que de passer la soirée au chevet du prince. Qu'y avait-il de mal à cela ? De toute manière, il savait que Philippe et Louis comprendraient.

" Préférez-vous rester là ou trouver un salon à l'intérieur du château ? "

François n'avait bizarrement plus envie de raccourcir la soirée. Non, il avait envie de s'éterniser à Versailles, juste parce qu'il avait trouvé une cavalière particulièrement ravissante.

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MessageSujet: Re: L'usurpatrice et le duc [ PV François ]   Sam 22 Mar - 15:14

C’était plus ce qu’elle avait espéré que ce qu’elle avait attendu. Il restait. Il préférait passer son temps avec Isabelle Tremblay, la fille pauvre, qu’avec ses royaux cousins.

Ça voulait forcément dire quelque chose. Non ?

Peut-être un léger serrement au cœur, parce qu’elle aurait dû, sans doute, se sentir coupable de le retenir. Elle, elle n’était pas de sa famille. Elle n’était pas censée être importante. Pourtant, égoïstement, c’est vrai, Brunette était soulagée de conserver un peu plus le jeune homme auprès d’elle.

Se mordant la lèvre inférieure, déjà glacée, elle se serra un peu plus contre lui. C’est que la brise la faisait frissonner, et la présence chaude du duc n’y était pas indifférente non plus. Tout simplement, à côté de lui, elle se sentait bien. Bien.

Mais elle s’en détacha juste ensuite, afin de mieux le fixer. Elle n’arrivait pas à se décider : fallait-il prendre l’air grave ou amusé ? L’un semblait exagéré face au ton qu’il avait employé, l’autre impoli. Et il faut dire qu’Isabelle n’avait envie de lui paraître ni exagérée, ni impolie.

Alors, elle se contenta de l’observer avec de grands yeux et d’approuver silencieusement. Juste un timide sourire, parce que, avouons-le, qu’il reste un peu plus lui faisait plaisir.

Il lui saisit la paume et lui fit un baisemain. Avant qu’il ne puisse retirer sa main, elle s’arrangea pour entrelacer ses doigts aux siens. Un instant, ses yeux se focalisèrent sur ces deux mains. C’est avec une certaine distance qu’elle entendit résonner sa voix dans la nuit.


"Bien qu’il fasse un peu froid, je préférerais rester ici, ne vous en déplaise. Nous y sommes bien. Personne ne nous dérangera."

Son regard recroisa les yeux clairs de François. Doucement, elle défit l’entrelacement des mains et croisa ses bras, histoire de se réchauffer un peu. La température avait si vite chuté…

"Nous n’avons pas beaucoup l’occasion de parler, n’est-ce pas ? Je dois dire que nous avons souvent des choses plus intéressantes à faire," taquina-t-elle avec un sourire. "Mais je n’ai pas de nouvelles de vous. Comment se passent vos journées ?"

D’accord, c’était un peu pour meubler. Mais c’est vrai, elle ne savait pas ce qu’un duc pouvait bien faire de ses journées. Peut-être voir des gens, et surtout des courtisans, et surtout des courtisanes, et…

Aaaargh. Mauvaise pensée mentale. Elle n’arrêtait pas de penser à lui, et lui passait ses journées à voir des courtisanes, hein ? Une moue contrariée, à peine perceptible, se logea dans ses traits.

Ridicule, hein. Beaufort n’aime pas les courtisanes. Bien sûr que non.

Bien sûûûr que non.

On va dire.

Pauvre Brunette. Si jeune, et si complexée… et si Isabelle.

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L'usurpatrice et le duc [ PV François ]
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