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| | Lendemain du fatidique jour... :P | |
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François de Vendôme Inestimable Modo

  Age : 18 Inscrit le : 25 Fév 2007 Messages : 270 Citation du moment : Loin des yeux mais près du coeur Humeur : En mode 'happy' le Duc... Feuille de personnage Âge: 20 ans Dans son coeur: La Reine des Halles
| Sujet: Re: Lendemain du fatidique jour... :P Lun 24 Sep - 17:46 | |
| Apparemment, l'idée de voir Beaufort en fille du peuple était exquise. Exquise au point de rendre à Isabelle un rire que le jeune Duc n'avait pas encore eu l'occasion d'affronter. Comprenez par là que, d'un côté, il était heureux d'avoir réussit à rendre à sa belle le goût à la plaisanterie; rire faisait du bien, à quiconque, et c'était indéniable. Après la journée précédente, retrouver un brin de joie était également super!
Bientôt, la brunette s'installa à la coiffeuse et François regarda attentivement chacun de ses gestes. La dernière fois qu'il avait vu quelqu'un assit face à pareil meuble, et prendre soin de ses cheveux, c'était la seamine avant que sa mère décède. En effet, la jeune femme avait l'habitude de passer tous les jours quelques minutes devant le miroir, prenant soin de paraître toujours belle et bien coiffée, au cas où elle devrait sortir ou que sais-je. Elle aimait être charmante, et, aux yeux de son fils, elle était toujours aussi belle. D'ailleurs, la seule femme qui égalait ou dépassait sa mère avait maintenant prit une place aussi importante dans son coeur. Isabelle méritait plus que quiconque l'attention du beau brun.
Enfin, les paroles d'une chansonnette firent sortir le Duc de sa contemplation. Venait-elle de parler en espagnol? Avait-il bien comprit? Une foule de questions arrivèrent alors au barreau qui avait prit place dans les pensées de François. Comment connaissait-elle une langue étrangère? Comment une fille du peuple pouvait-elle avoir des notions, si pauvres soient-elles en espagnol, alors même que certains ne savaient pas parler leur langue correctement?
La brunette se leva, et lorsque leurs regards se croisèrent, le cœur de Beaufort fit un bon. Les cheveux détachés, cela la changeait. Elle était belle, aussi belle ou encore plus, il n’aurait pu le préciser. Il était heureux. Tout simplement heureux d’être tombé amoureux d’une jeune femme comme Isabelle. Parce qu’elle était la simplicité même, qu’elle avait beaucoup de charme et de qualités. Il s’approcha et, sans un mot, l’embrassa, prenant le soin de prendre son visage entre ses mains.
« Vous êtes magnifique Isabelle. »
Pour le couteau ou la lame, il fallait redescendre à la cuisine. François prit la main de son amante et l’entraîna à travers les couloirs. Ils descendirent les escaliers et arrivèrent à la cuisine. Le jeune Duc sortit un couteau et le tendit vers la brunette, tenant la lame de manière à ce qu’elle ne se coupe pas. _________________
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|  | | Isabelle Tremblay Vénérée Admin Brunette

   Age : 16 Inscrit le : 04 Déc 2006 Messages : 998 Citation du moment : Mais il y a l'inacceptable... qui vous laisse comme une impression... d'inachevé... Humeur : Rêveuse. Feuille de personnage Âge: 18 ans Dans son coeur: Y' a un duc têtu qui squatte...
| Sujet: Re: Lendemain du fatidique jour... :P Dim 28 Oct - 20:26 | |
| L'appréhension dominait Isabelle. Ce n'était pas comme si c'était le moment le plus important de sa vie, mais l'opinion de François comptait tout de même. Il n'était pas... n'était plus n'importe qui.
Une seconde suffit. Elle put apercevoir une lueur différente briller dans ses yeux clairs, qui la fit rougir. Avait-elle bien compris, ou bien peur de comprendre ? Peut-être n'était-ce qu'illusion. Peut-être ne faisait-elle qu'imaginer tout ce qui l'entourait, et en particulier ce que ressentait François à son égard.
Au moins, cette théorie fut en partie démentie. Le beau brun s'approcha d'elle et l'embrassa rapidement. Elle clôt ses yeux tout aussi brièvement ; lorsqu'ils furent à nouveau dévoilés, les orbes sombres offrirent un regard intense au jeune homme. Un léger soupir s'échappa de ses lèvres entrouvertes. Puis une moitié de sourire à l'entente de l'adjectif qu'on lui attribuait. "Magnifique".
"Je vous remercie." déclara-t-elle simplement.
Il n'y avait pas à dire plus.
Sans un mot de plus ni de moins, d'ailleurs, elle se vit prendre la main et être entrainée on ne sait où. Pourtant, elle croyait savoir où. Où trouver une lame dans une maison ? Pardon ; un château. Un instant, il est vrai qu'elle s'était attendue à ce qu'il sorte une épée ou un poignard de nulle part ; le spectacle aurait été assez impressionnant.
Entrés dans la pièce, alors qu'Isabelle se demandait avec amusement si tous ces allers-retours ne commençaient pas à faire beaucoup, François ne tarda pas à lui tendre un couteau. Son propre minuscule reflet sur la lame aiguisée, va savoir pourquoi, l'hypnotisa quelques instants. Elle s'aperçut qu'elle faisait attendre François sans raison ; précipitament, elle saisit le couteau par le manche ; mais dans sa hâte, malgré toutes les précautions qu'avait prises son amant, elle fit un geste maladroit qui résultat en une minuscule coupure au doigt.
"Aïe !" se lamenta-t-elle, surprise.
Soupir. Elle était vraiment pathétique. D'autant plus qu'elle ne prit aucune mesure immédiate pour stopper le saignement de la coupure. Elle leva le doigt à hauteur de ses yeux, observant attentivement l'espèce de bulle de sang qu'elle voyait formée à la pointe de son index. Cela ne faisait pas très mal. Baissant le doigt, elle regarda le ciel, perdant patience avec elle-même. Elle n'eut pas le temps d'en faire plus que François lui avait saisi le poignet... _________________
Si tu penses m'oublier, oublie ce que tu penses.
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|  | | François de Vendôme Inestimable Modo

  Age : 18 Inscrit le : 25 Fév 2007 Messages : 270 Citation du moment : Loin des yeux mais près du coeur Humeur : En mode 'happy' le Duc... Feuille de personnage Âge: 20 ans Dans son coeur: La Reine des Halles
| Sujet: Re: Lendemain du fatidique jour... :P Jeu 1 Nov - 22:09 | |
| Elle n'avait pas à le remercier. François était quelqu'un d'extrêmement sérieux, enfin, franche était plus approprié ici. Il était entièrement sous le charme de la belle, encore plus depuis qu'elle était coiffée; non pas que le côté "nature" soit déplaisant, mais, ça la changeait. Et ça la changeait en bien!
Enfin, ils étaient bientôt dans la cuisine. Isabelle se coupa. La blessure n'était pas profonde et ne risquait pas de s'infecter! Ou du moins, c'est ce que pensait le jeune Duc... Un fin sourire se dessina sur ses lèvres au simple aïe de la brunette. Il ne la pensait pas du genre douillette; bien sûr, une coupure ne faisait jamais du bien, mais là tout de même! Machinalement, inconsciemment aussi, François prit le poignet de son amante et porta le long et fin doigt jusqu'à ses lèvres. Un baiser, un simple baiser. Le beau brun espérait que ce simple geste donne une bribe de soulagement à sa belle. On ne faisait jamais ça à la Cour, mais après tout, Beaufort était un rebel! La petite goutte de sang se posa juste sur ses lèvres. En les pinçant, elle disparue. Un simple goût légèrement acidulé arriva aux papilles du jeune Duc; rien de désagréable, au contraire. Il garda la main de la demoiselle dans la sienne et embrassa le revers.
Ils devaient se quitter. Ce n'était plus qu'une question de minutes... Enfin, Beaufort l'embrassa tendrement. Lui reprenant la main, sans un mot, le jeune homme sortit et les deux amoureux se dirigèrent vers l'écurie. François ne parlait pas. Il ne voulait pas gâcher les derniers moments avec des mots inutiles. Olympe était assez fier, comme son maître parfois. Cette pensée le fit sourire. Il lâcha la main d'Isabelle et brossa rapidement son étalon avant de lui mettre une simple couverture sur le dos.
" Savez-vous monter à cru? " _________________
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|  | | Isabelle Tremblay Vénérée Admin Brunette

   Age : 16 Inscrit le : 04 Déc 2006 Messages : 998 Citation du moment : Mais il y a l'inacceptable... qui vous laisse comme une impression... d'inachevé... Humeur : Rêveuse. Feuille de personnage Âge: 18 ans Dans son coeur: Y' a un duc têtu qui squatte...
| Sujet: Re: Lendemain du fatidique jour... :P Dim 25 Nov - 1:45 | |
| Évidemment, Isabelle n’avait rien de douillette. Seulement, la coupure l’avait surprise, d’où cette exclamation de surprise plus que de douleur. Comprenez-vous ? C’est primordial pour la suite des choses, ou nous n’irons pas bien loin.
Elle observa avec curiosité François lui prendre la main, la mener près de son visage... qu’inventait-il encore ? C’était ce que se demandait, perplexe, la jeune pauvrette, qui ne comprit pas tout de suite. Ce ne fut qu’en sentant le contact des lèvres douces du duc de Beaufort, ces lèvres qui avaient touché les siennes, qui l’avaient transportée autre part, sur son doigt qu’elle comprit à peu près ce qu’il manigançait (non pas qu’elle soit lente ou quoi que ce soit, hein). Et ça ne manqua pas. Elle rougit d’abord un peu, puis un peu plus, et puis beaucoup, parce que, va savoir pourquoi, ce geste semblait pour elle très lourd de sens. Le même sens qu’un baiser si plein d’ardeur. Un sens profond et enivrant à la fois. Vous voyez évidemment de quoi je parle et nous n’avons donc pas besoin de nous y attarder. Ou peut-être que si. Immédiatement, Isabelle baissa les yeux, comme un enfant fautif pris sur le fait, mais avec un petit sourire décidément ravi. Elle abandonna sa main à ces mêmes douces lèvres, releva sans crier gare son regard et vola un baiser à son mystérieux amant. Il répondit d’ailleurs par un baiser tout aussi tendre, et tout le monde fut très satisfait.
Et ils se passèrent plein de microbes et furent très malades. Fin.
Conduite vers l’écurie, Isabelle ne trouvait autre inquiétude que de serrer le plus fort qui soit la main de François. Ah ! Elle n’aurait pas voulu que tout se passe aussi vite. Elle aurait voulu rester, encore, l’étreindre et lui montrer ses propres feux par mille et uns gestes, jusqu’à ce qu’elle n’en connaisse plus aucun assez fort pour lui ouvrir son coeur et lui exposer ses sentiments. Ou... peut-être non pas les exposer totalement. Oui, peut-être était-ce mieux ainsi. Elle ne pouvait, après tout, dévoiler totalement son âme à un homme qu’il y a une semaine seulement n’était qu’un parfait inconnu... qu’un noble. Non, ce serait pareil à se dénuder, et selon ses amies, beaucoup plus expertes qu’elle en matière d’hommes... eh bien, il ne fallait jamais laisser un homme comprendre qu’on serait prête à tout sacrifier pour lui. Il fallait garder une part de mystère, de la même sorte que celle que Beaufort refusait de dévoiler. Toujours laisser un doute, aussi infime fut-il. Oh, mais devait-elle pour cela le quitter si vite et se briser le coeur ? Ledit coeur se serrait à chaque pas. Soudain, elle n’avait plus si envie que cela de partir. Il faut dire qu’elle n’y avait jamais été aussi proche que ‘maintenant’. Bien, il y a avait aussi le parcours à cheval, mais la brunette eut la terrible impression que ce trajet se terminerait à une vitesse faramineuse. La seule raison qui l’empêchait de traîner les pieds, c’était qu’elle n’avait pas la moindre envie de passer pour une enfant capricieuse aux yeux de François.
Tard. Trop tard. Ils se trouvaient à présent dans l’atmosphère chaleureuse et réconfortante de l’écurie, avec son odeur de bête et de paille chaude. Mais ça ne plût pas du tout à la jeune demoiselle. Du moins pas tout de suite. Le duc sortit un étalon de son box. Magnifique pur-sang de robe noire, soyeuse, brillante. Isabelle ne put retenir un sourire en constatant que tel maître, telle monture. Mais... l’étalon l’intriguait tout autant que son maître lui-même. De un, une admiration croissait dans ces yeux ; elle ne pensait jamais avoir auparavant aperçu une bête si splendide. Eh bien, justement, de deux, elle avait l’impression d’avoir déjà vu cet animal quelque part. Comme dans un songe, il lui semblait que ses petits hennissements lointains lui revenaient en mémoire. Mais déjà, elle ouït une question qui la tira de ces échos confus. Monter à cru ? Eh ! Qu’elle s’en souvienne, elle n’était jamais au grand jamais montée sur un cheval à cru. Rarement avec selle, imaginez un peu à cru ! Nada, niet, nothing, zéro, rien. Un petit sourire au coin des lèvres, bien qu’il fut légèrement forcé, agrémenta la réponse à la question :
« Je crois que nous le découvrirons bientôt. »
Elle se figea la seconde qui suivit, perdant son sourire. Son regard venait de rencontrer celui de François. A vrai dire, il ne semblait pas non plus disposé à partir dans l’immédiat. Pendant quelques secondes, ils restèrent là, à s’observer, tenus à une distance qui, en fin de compte, sembla à la jeune fille insupportable.
Elle hésitait. Avant son départ, il y avait quelque chose qu’elle voulait absolument faire, mais n’osait pas vraiment. Le courage y était, mais la timidité la retenait un peu ; peut-être que François, lui, n’en avait plus trop envie ? Oh, mais il fallait qu’elle le fasse. Il fallait. Peu importe ce qu’il en penserait. Parce qu’elle avait bien peur de ne jamais plus avoir l’occasion de faire une telle chose plus tard. Elle, la fille de l’histoire, elle, qui n’avait techniquement pas le droit. Elle, la fille rebelle et sauvage dont les manières choqueraient plus d’un... Elle, certes. Il fallait qu’elle le fasse. Tout de suite.
Brusquement, elle fit un pas léger. Puis un, deux, trois, et encore un de plus ; plus rapidement qu’on n’aurait pu le dire, elle ne se trouvait plus qu’à quelques centimètres de l’élégant brun qui faisait office de son amant. Rapide et agilement, sans toutefois brusquer, elle tira des deux mains sur le col de l’habit orné de François et l’attira par la même occasion dans un de ces baisers dont on se souvient longtemps après. De ceux qui laissent les lèvres en feu et hantent vos envies. De ceux-là. Elle approfondit avec urgence, certaine que le songe se finirait trop vite, et qu’il fallait profiter tout de suite. Dans sa tête elle hurlait, consciente qu’il n’entendrait pas, et pourtant pleine d’espoir qu’il parviendrait à l’ouïr : « Je t'aime ! ». Évidemment, il ne pouvait pas. Alors, elle intensifia un peu plus cette marque d’amour, espérant qu’il comprenne. Il fallut bien, à l’évidence, cesser l’échange un moment ou un autre. Pour Isabelle, ce moment arriva un peu trop tôt, comme à son habitude, mais cette fois-ci, elle s’en blâma. Elle avait l’impression d’avoir faibli au fur et à mesure qu’ils s’embrassaient, et ce n’était pas ce qu’elle voulait. Lorsqu’ils séparèrent enfin leurs bouches, elle savait que la sienne ne demandait qu’à reprendre le contact. Mais la brunette n’y arrivait pas, n’y arrivait plus et n’y serait pas arrivée ; elle ne pouvait que fixer le duc, les yeux brillants de larmes. Elle ne pleurerait pas.
« Voilà. C’est ce souvenir que je voudrais que vous gardiez de moi. Je suis là, devant vous, et bientôt nous ne nous verrons plus. Alors, je crois, je dois vous le confier : je vous aime, bien que ces mots m’effrayent. Et ils sont si vrais, qu’ils vont au-delà de tout... »
Elle fut incapable d’en ajouter plus. Pourtant, elle aurait pu encore en parler pendant des heures. La manière dont elle éprouvait follement le besoin de s’assurer qu’elle le verrait demain et toujours, et qu’il aurait chaque jour pour elle une petite attention. Un baiser sur le front suffirait même. Ou une pression sur la main, une caresse sur la tête... elle s’en contenterait sans difficulté. Mais penser qu’elle ne le reverrait pas tout de suite... si elle avait déjà connu Versailles, elle lui aurait donné rendez-vous à quelque endroit, à tel jour, peut-être non pas tout de suite car François serait sans doute mal vu à cause de la Fronde, et...
Ah ! Nouvelle inquiétude à l’horizon. Dieu, mais il risquait l’exil, voire la Bastille ou la peine de mort pour son audace ! Pour avoir défendu le peuple... pour l’avoir défendue, elle, fille du peuple sans foi ni loi, sans naissance et sans esprit. Il l’avait fait, pour elle ! Que... La jeune domestique se blottit de son mieux, une dernière fois, tout contre le seul homme qui fît battre son coeur. Pour s’imprégner de sa force, lui transmettre la sienne et chasser des pensées coupables naissantes. _________________
Si tu penses m'oublier, oublie ce que tu penses.
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|  | | François de Vendôme Inestimable Modo

  Age : 18 Inscrit le : 25 Fév 2007 Messages : 270 Citation du moment : Loin des yeux mais près du coeur Humeur : En mode 'happy' le Duc... Feuille de personnage Âge: 20 ans Dans son coeur: La Reine des Halles
| Sujet: Re: Lendemain du fatidique jour... :P Sam 22 Déc - 15:28 | |
| Oui, oui, nous avons tous comprit la nuance! Nous pourrons donc continuer l'histoire comme bon nous semble!
Jamais nous n'avons insinué qu'Isabelle était longue à la compréhension. En revanche, je refuse que nos chers tourtereaux tombent malades hein! C'est pas très cool ça! Non mais... Quelle idée...
Le baiser que la brunette vola à François n'eut rien de déplaisant. Si tous les voleurs étaient comme la jeune femme, le Duc aurait bien accepté de se faire voler sa demeure chaque seconde... Mais non...
Beaufort était loin de se douter qu'ils sétaient déjà rencontré tous les trois, il y a plusieurs années déjà. En fait, c'est un peu comme si le jeune Duc avait enfoui ce souvenir au fond de lui. Comme s'il avait voulu oublier ce jour; ce qui est assez compréhensible.
Même si elle n'était jamais monté à cru, ce n'était pas grave. Ca n'était pas si difficile que cela. En fait, la selle qu'il possédait était trop petite pour les accueillir tout les deux; alors, la seule solution était de l'oublier! Du moment qu'elle se tenait bien à lui, ça irait.
Le baiser qui suivit, Beaufort risquait s'en souvenir, des années durant. Oh, il était clair que celui-là, il ne pourrait l'effacer, même inconsciemment de sa mémoire. Il était trop beau, trop vrai, trop agréable pour penser à autre chose qu'à rien. Car au moment où ses yeux, leurs yeux se fermèrent, François se sentit libre. Libre de penser à tout, libre de ne penser à rien. Libre de s'imaginer que le paradis avait trouvé une place ici, dans sa demeure, dans sa propriété; libre d'imaginer qu'à présent, le futur leur appartenait, à eux seuls. La fin de ce rêve équivalait à la fin du baiser et le rappella alors à l'ordre. Comme s'il se réveillait, il réalisa que ses mains avaient prit possession de la fine taille d'Isabelle et Olympe avait détourné le regard, comme pour leur laisser plus d'intimité. Quelle brave bête pensa-t-il, légèrement amusé.
Malheureusement, l'heure n'était pas à l'amusement. Non, ils se quitteraient bientôt, ayant pour seule accroche leurs souvenirs, si beaux soient-ils. Mais la brunette, les yeux embués de chaudes larmes qui ne coulèrent pas, prit la parole. Attentif, respectueux, aimant, le jeune Duc but ses paroles et n'eut, en simple réponse qu'une étreinte. Il la serra fort contre lui, l'une de ses mains se perdant dans la chevelure ébène. Il ne dit rien, et la brunette lui en voudrait peut-être. Mais, le côté timide qu'il avait réussit à surpasser tantôt avait ressurgit... Pour sa plus grande tristesse...
Les pensées de la belle n'étaient pas sans raison... Beaufort risquait l'exil, et il n'y songeait même pas. Elle avait réussit à le rendre heureux, sentiment depuis longtemps oublié. Alors, même si demain devait sonner sa mort, il l'affronterait, avec toute la force et l'audace qui le caractérisait. Enfin, il serait quand même un peu déçu de ne pas finir sa vie avec Isabelle!
Bah, chassons ces horribles songes! Il fallait partir, François le savait. Un doux et rapide baiser sur les lèvres de son amante, il relacha son étreinte et habilla son étalon dans le but de le monter. Une caresse sur l'encolure et il tendit la main à la jeune femme.
" Je vous en prie, montez. De la manière que vous voulez, je vais vous aider. "
Il la porta et lui-même chevaucha son destrier. Un regard à Isabelle et...
" Etes-vous prête? " _________________
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|  | | Isabelle Tremblay Vénérée Admin Brunette

   Age : 16 Inscrit le : 04 Déc 2006 Messages : 998 Citation du moment : Mais il y a l'inacceptable... qui vous laisse comme une impression... d'inachevé... Humeur : Rêveuse. Feuille de personnage Âge: 18 ans Dans son coeur: Y' a un duc têtu qui squatte...
| Sujet: Re: Lendemain du fatidique jour... :P Jeu 27 Déc - 20:51 | |
| Pour toute réponse à ces paroles venues du fond de son coeur, elle ne reçut qu'une étreinte, un dernier baiser, et un silence chaleureux. Elle n'arrivait à se convaincre qu'il en était mieux ainsi. Qu'attendait-elle ? Encore un aveu ? Des supplications de ne pas partir ? Aucune idée. Peut-être qu'il trouverait l'un répétitif, l'autre attentant à son orgueil. De toute façon, ce n'était pas ce qu'elle demandait.
Alors, il délaça son étreinte et s'occupa de la monture. Isabelle baissa les yeux, honteuse, finalement, de se dévoiler un peu trop. Elle savait qu'il ne lui en tiendrait rigueur, mais il ne devait pas être habitué à tant d'impudeur. D'accord. Mais on l'avait élevée dans le peuple et la franchise, et l'impudeur, et l'affection appartenaient à son caractère.
Et puis, soudain, une panique s'empara d'elle. Ce n'était pas la première fois aujourd'hui, certes. Mais, songea-t-elle, et si ceci n'était que totalement idiot ? Pourquoi s'accrochait-elle tant à un homme qu'elle n'aimait que voilà quelques heures ? Pourquoi se fier à un simple regard, à un presque coup de foudre ? Ce n'était pas judicieux, hein ? C'était trop idiot de songer seulement à lui implorer de l'héberger, pour rester un peu plus auprès de lui. Seulement, elle y pensait, et rien qu'avec ces scènes qu'elle voyait mentalement, son orgueil en prenait un coup. Et puis, oh ! Que lui prenait-il de se dire que François se souviendrait encore d'elle dans deux jours ?
D'un seul coup, elle se mit à le détester.
En réalité, c'était une défense. Le pire, c'est qu'elle en était consciente. Elle ne faisait rien d'autre qu'essayer de le haïr, pour que la séparation se fasse plus facilement. Pour moins souffrir, moins le regretter. Et pourtant, elle venait de lui avouer qu'elle était toute à lui. Bon. Son esprit et son coeur allaient beaucoup trop vite dans des directions tout à fait opposées, et elle avait du mal à suivre leur rythme ; cela lui donnait le vertige.
Il suffit qu'elle relève les yeux, qu'elle croise le regard et le petit sourire de son amant pour que tout d'un coup son esprit soit méchamment rabroué et envoyé balader, au profit de ses sentiments. Avec émotion, elle lui sourit en retour et mit sa petite main dans celle toute chaude du duc.
La vie est belle, finalement. Aucune raison de s'en faire.
Il saisit sa taille, et rapidement, elle se trouva toute portée sur le dos du destrier. Assise en biais, comme se devaient de monter les femmes, elle jugea cette position peu confortable sans selle. Elle eut du mal à trouver tout de suite l'équilibre, parce qu'elle n'avait pas l'habitude. Mais elle s'aperçut vite que c'était plus facile qu'être assise sur une branche d'arbre, et grâce à ce repaire, réussit à se placer correctement. Mouais, n'empêche, ce n'était toujours pas le plus confortable.
Pourtant, elle changea radicalement d'avis lorsqu'elle sentit le corps chaud de François calé derrière son dos. Enchantée, elle tenta de se reculer un peu, rien que pour être un tooooout petit peu plus proche de lui. Sans tomber, elle y parvint. Admirez l'exploit.
Bon, maintenant qu'elle était là, elle n'avait qu'une hâte : se mettre en route. C'est que monter à cheval avec François lui sembla tout d'un coup grisant. Avec un énorme sourire, elle répondit à la question du cavalier, tout en regardant droit devant elle :
"Je le suis. Il le faut bien !"
Pour l'en persuader, elle tourna le visage sur le côté et planta un baiser sur sa joue. Ensuite, quelque peu enivrée, elle caressa la crinière soyeuse de l'étalon, juste devant elle.
"Hum... quel est son nom, déjà ?" fit-elle sans pouvoir s'en contenir. "Il est magnifique..."
Encore une fois, elle reprenait ses airs légers de malice. Décidément et malgré tout incorrigible. C'était bien Isabelle. _________________
Si tu penses m'oublier, oublie ce que tu penses.
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|  | | François de Vendôme Inestimable Modo

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| Sujet: Re: Lendemain du fatidique jour... :P Dim 13 Jan - 20:26 | |
| En effet, il fallait bien qu'ils dègnent s'en aller... Et ce n'était pas forcément plaisant. Une fois l'étalon chevauché, le brun reçu un baiser de belle. Elle allait lui manquer ! Le bel animal avait réussi à capter son attention et, peut-être qu'en lui rapellant le nom, de vieux souvenirs ressurgiraient...
" Olympe. C'est un vieil et fidèle ami. "
Il sourit en lui caressant doucement la croupe. Il allait être le témoin d'un adieu qui risquait le déchirement... Mais il serait aussi certainement capable de lui faire espérer le jour des retrouvailles.
Une question restait en suspens. Effectivement, le cheval s'avançait doucement dans le jardin de Beaufort. Mais dans quelle direction devait-il s'orienter ?
" Où désirez-vous allez ? Versailles, Paris ? "
Si c'était à Paris, il faudrait que la brunette le guide, car une fois arrivés là-bas, François ne savait pas où elle habitait... Une fois la direction indiquée, le destrier s'élança, au trot pour commencer. En effet, il ne voulait pas trop faire peur à Isabelle, pas qu'elle soit peureuse ou quoi que ce soit hein ! Juste que bon, il n'avait jamais monté Olympe avec quelqu'un, et malgrè son caractère de bon cavalier, il ne savait comment sa bête allait gérer "l'émotion". _________________
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|  | | Isabelle Tremblay Vénérée Admin Brunette

   Age : 16 Inscrit le : 04 Déc 2006 Messages : 998 Citation du moment : Mais il y a l'inacceptable... qui vous laisse comme une impression... d'inachevé... Humeur : Rêveuse. Feuille de personnage Âge: 18 ans Dans son coeur: Y' a un duc têtu qui squatte...
| Sujet: Re: Lendemain du fatidique jour... :P Mar 26 Fév - 15:30 | |
| Olympe… Olympe…
Le nom résonna dans la petite tête brune tandis que l’étalon répondant à ce prénom entamait une lente et douce promenade à travers le parc, au pas.
C'est-à-dire, on aurait pu prendre cela pour une promenade… Sauf qu’elle, elle ne reviendrait pas.
Olympe… ça lui rappelait quequ’chose, tiens…
Mais impossible de dire quoi. Bah… P’t’être qu’elle pensait à la sœur dont Marie lui avait parlé, tout simplement.
« Olympe… C’est un joli nom. »
Peut-être qu’elle aurait pu, éventuellement, ajouter un « bon goût ! », mais il lui sembla inopportun. En plus, elle ne savait même pas si c’était Beaufort qui avait nommé ainsi le destrier.
Et puis, rien qu’à s’imaginer, joyeuse luronne, lancer « bon goût ! », elle se sentit totalement ridicule.
Heureusement que sa traîtresse de bouche savait se tenir parfois.
François, donc, s’enquit de leur destination. En vérité, elle l’avait déjà informé de ses intentions ; mais il avait bien dû s’apercevoir qu’elle en était encore indécise.
« Eh bien… » fit-elle en se mordillant la lèvre. « Je crois… non, gageons que j’en suis sûre. Je voudrais retourner à Paris. Il faut vraiment que j’avertisse Jeanne. Elle ne sait pas ce qu’il m’est arrivé… et je crois bien que personne ne vous a vu m’enlever, » ajouta-t-elle avec un doux sourire.
Doux et naïf sourire idiot. Mais ce n’est pas grave.
C’est même compréhensible, bien que pathétique.
Je pardonne.
Cependant, ce doux et naïf sourire idiot, elle le perdit instantanément. C’est qu’elle venait de se rappeler que…
« Oh, je… Il vaudrait mieux… que nous évitions de passer par… hum… le palais du Louvre… »
Elle ne savait pas si les corps avaient tous été ôtés déjà. Elle ne savait pas, et n’avait pas envie de savoir. C’est vrai, elle se sentit égoïste. Mais c’était trop. Trop douloureux. Elle ne supporterait pas.
Inspirant profondément, la brunette oublia la règle numéro un de quand on est avec le duc de Beaufort : ne jamais douté de son sens de la galanterie.
« Écoutez, je… je ne vous en voudrais pas si vous me laissiez juste dans Paris. Je saurai retrouver mon chemin, croyez-moi. J’ai grandi dans Paris. Et puis, je ne veux pas abuser encore longtemps de votre bonne volonté… j’ai… j’essayerai de me débrouiller pour atteindre Versailles. »
Eh oh ? EH OH ? Isabelle Tremblay, est-ce que tu sais ce que tu es en train de faire ?
Tu es. Carrément. En train. De raccourcir. Le temps. Que vous. Pourriez. PASSER. ENSEMBLE !
Espèce d’idiote.
Espèce de triple idiote.
Espèce d’orgueilleuse trop orgueilleuse pour accepter de l’aide.
Même de ton amant.
Je répète que tu es incohérente.
Dégradation de soi-même automatiquement automatique à part, Isabelle, en plein dedans, fut surprise par le trot d’Olympe. Peut-être que si elle avait fait un peu plus attention, notre belle demoiselle qui se presse dans l’allée n’aurait pas sursauté comme une cruche en sentant le cheval changer d’allure.
Et c’est que cette allure faisait mal aux fesses.
Très mal aux fesses.
Certainement plus que quand on était sur selle.
Si ça se trouve, notre fille du peuple allait attraper le mal de cheval.
Un peu comme le mal de mer, sauf que sur un cheval.
Joie.
Mais, quelque peu crispée, elle se retint fermement à la veste de François, à qui elle était totalement collée de profil. Elle tenta misérablement de sourire, et, si elle n’eut pas trop de succès, on peut dire au moins que son expression cacha à merveille ce qu’elle ressentait.
C'est-à-dire qu’elle n’aimait pas trop le trot. Elle préférait encore au pas.
Ouais, mais alors ça prendrait deux siècles avant d’atteindre Paris.
Remarque, hein… pas plus mal. Deux siècles très, très collée à François…
Ça ne risquait pas d’être très long, huh ?
Non non non.
Mais bon… il valait tout de même mieux ne pas s’éterniser, non plus…
[ HJ : Tu veux bien clore le plus long sujet du monde ? ^^ ] _________________
Si tu penses m'oublier, oublie ce que tu penses.
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|  | | François de Vendôme Inestimable Modo

  Age : 18 Inscrit le : 25 Fév 2007 Messages : 270 Citation du moment : Loin des yeux mais près du coeur Humeur : En mode 'happy' le Duc... Feuille de personnage Âge: 20 ans Dans son coeur: La Reine des Halles
| Sujet: Re: Lendemain du fatidique jour... :P Lun 3 Mar - 15:26 | |
| François avait eu l'audace de renommer son destrier. Il avait préféré choisir le nom que l'étalon porterait : après tout, c'est lui-même qui le monterait toute sa vie ! Pas les autres alors... Sa maman lui avait tout de même soumi quelques propositions, suite à la demande de son fils. En effet, le petit brun voulait un nom exceptionnel pour sa monture. Son cheval était magnifique et fidèle et ... super quand on a 5 ou 6 ans ! C'était un cadeau magnifique et l'arrivée d' Olympe était l'un des souvenirs qu'il gardait en mémoire. Bien sûr, les détails de ce jour s'estompaient un peu plus chaque jour, mais le gros de la journée restait gravé, comme le sourire et les grands yeux clairs étincelants avaient du être inoubliables pour la jeune maman.
Le jeune homme était loin de s'imaginer que la brunette à forte tête qu'il avait rencontré il y a plusieurs années dans les rues de Paris était à présent la jeune femme qui s'était emparé de son coeur. Elle-même n'avait pas fait le rapprochement. Mais bref, leurs souvenirs communs surgiraient peut-être un jour ! Qui sait !
La dernière remarque de la belle demoiselle arracha un léger sourire au duc. En effet, il appréciait qu'Isabelle ajoute un brin d'humour au départ, mais l'heure était quand même un minimum grave, non ? Enfin, ils continuaient leur route, Olympe étant plus vif que jamais. Forêt et clairières se succédaient, découvrant un paysage toujours un brin différent. Il fallait tout de même être expert pour dire que tel ou tel endroit n'était pas identique, mais Beaufort et sa monture connaissait le coin mieux que quiconque : la reine des Halles était entre de bonnes mains !
" Je comprends votre envie d'éviter le palais, et je vous laisserai me guider. Car si je connais ses bois comme ma poche, il n'en est rien de votre ville. Sorti des rues principales, je vous avouerai que ma perte est quasi soudaine. J'arrive à retrouver mon chemin, mais il est parfois bien tard... "
Il sourit alors. Il est vrai qu'il lui était arrivé une seule fois de rentrer à la nuit, à cause d'une ballade ayant tournée à la perte... Marthe s'était d'ailleurs bien inquiétée... Mais elle n'avait pu retenir ses rires lorsqu'il lui conta ses mésaventures.
Finalement, la jeune femme recommençait avec le "je-ne-veux-pas-abuser-de-votre-bonté" et patati, et patata. Ca devenait agaçant à la fin ! Non mais, pensait-elle vraiment qu'un homme aussi bien fait, tant mentalement que physiquement, allait la laisser aux portes de Paris, sans même un petit baiser d'aurevoir ? ! Elle rêvait ! Et bien comme il faut si je peux me permettre ! Versailles était loin de Paris à pieds; il était donc hors de question qu'il laisse sa bien-aimée partir seule, dans le froid, pour rejoindre un château qui l'enfermerait.
" Même si cela vous déplaît, je tiens à vous mener à bon port. Olympe peut aller jusqu'à Versailles sans problème, et le temps que je passe auprès de vous est loin d'être du temps perdu. "
Surtout lorsqu'on considère que l'éloignement proche durera quelques longues semaines !
Oh, malheur.
Et dure vie aussi...
Bref, le changement d'allure de l'étalon n'eut aucun effet sur François. En revanche, la brunette cacha bien son jeu et le jeune duc ne perçu rien de son mal être. A vrai dire, il n'avait pas envie d'accélérer le pas pour arriver plus vite à Paris et donc, plus vite à Versailles, et donc la quitter plus vite ; non, ne vous méprenez pas ! Juste que le trot c'est un peu trop lent quand même : on se traîne !
Bientôt, ils arrivèrent à Paris. Guidé par Isabelle, François la déposa devant chez elle. Il attendit sa belle dehors, se dégourdissant simplement les jambes dans les rues qui longeaient l'habitation. Il ne tenait pas particulièrement à déjà rencontrer la famille de sa bien-aimée, craignant ne pas savoir quoi leur dire. Et puis, il fallait faire vite car la domestique était aparemment déjà très en retard pour servir à Versailles.
Un quart d'heure, ou peut-être une demi-heure après, Isabelle sortit et les deux amants reprirent la route vers le plus beau château du monde. Arrivés, François descendit et aida la jeune femme a quitter la monture. Leurs mains se lièrent et le jeune duc baisa celles de sa dulcinée.
" Je n'imaginais pas que le temps passerait si vite jusque là... Je regrette le fait de vous laisser ici. Je ne sais pas vraiment où vous devez vous rendre, c'est pourquoi nous sommes à l'entrée arrière du château. Les écuries sont là-bas, et je me dois d'y laisser Olympe une ou deux heures avant de repartir."
Il ne pouvait en effet pas se rendre à Versailles sans passer voir son cher cousin Louis. C'était un devoir.
Après avoir tendrement embrassé Isabelle et lui avoir susurré tous les mots les plus doux du monde, Beaufort enfourcha Olympe et partit, au pas, vers les écuries royales. Il ne put s'empêcher de faire tout le trajet en regardant derrière lui, en imprégnant dans sa mémoire la silhouette féminine qui le saluait de loin. _________________
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|  | | | Lendemain du fatidique jour... :P | |
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